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    L’argent sale de la politique américaine

    L’argent sale de la politique américaine

    Photo: EPA
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    Un autre scandale autour de John Edwards, ex-candidat pour l’élection présidentielle de 2012 et adversaire du président sortant Barack Obama, défraie la chronique aux Etats-Unis. Le juge a refusé de classer l’affaire de corruption dans laquelle John Edwards est accusé d’avoir utilisé un million de dollars provenant de dons secrets afin de cacher de la presse sa maîtresse enceinte.

    Ce n’est pas la seule affaire impliquant les hautes personnalités politiques des Etats-Unis. Commentaire de la journaliste américaine Jean Caserez :

    « Je pense que l’un des moments les plus intéressants de ce procès sera les témoignages des anciens membres du Federal Election Commission des Etats-Unis. Ce sont ces gens-là qui disaient ce qui était une violation de la loi électorale et ce qui ne l’était pas. Le parquet général a établi qu’Edwards était au courant en ce qui concerne cet argent. La question est s’il savait que cet argent était illégal en consentant à le prendre. On sait aujourd’hui que, même après l’échec de la campagne présidentielle, il voulait devenir vice-président ou obtenir le poste du procureur général. Et l’argent, il continuait à le percevoir ».

    Le scandale autour de John Edwards a commencé en fait il y a plusieurs années. L’élection présidentielle américaine de 2012 a d’ailleurs fait ressortir pas mal de cadavres des placards. Ainsi, le candidat à l’investiture républicaine, Newt Gingrich, a été accusé par la presse d’avoir été payé pour faire le lobbying des intérêts des grands groupes américains. Cependant, l’affaire en est restée là. Quant à l’ancien sénateur Joe Bruno, il risque vingt ans de prison pour avoir reçu presque 500 000 dollars d’un certain homme d’affaire. Un autre scandale concerne la récente condamnation en justice de l’ex-gouverneur de l’Etat d’Illinois, Rod Blagojevich.

    Les Etats-Unis occupent actuellement la 24ème position dans le classement de Transparency International. Chaque année la corruption progresse. Mais les politiques américains n’aiment pas trop en parler.

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