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    Milos Zeman, nouveau président tchèque

    Milos Zeman, nouveau président tchèque

    Photo : EPA
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    Les Tchèques ont élu au deuxième tour de la présidentielle Milos Zeman, un des politiques nationaux les plus expérimentés. L’ancien social-démocrate et l'ex-premier ministre de la République Tchèque, Milos Zeman, 69 ans, a promis de faire tout son possible pour « unir la nation séparée ».

    Bien que les résultats officiels de l’élection du 26 janvier ne soient pas encore proclamés, le principal adversaire de Zeman, le ministre actuel des affaires étrangères Karel Schwartzenberg, 75 ans, représentant de la droite, a déjà reconnu sa défaite. Zeman a obtenu près de 10 pour-cent de plus que ce fils d’une famille aristocratique austro-hongroise.

    Les Tchèques élisaient pour la première fois le chef de l'État au suffrage direct. Ses prédécesseurs - Vaclav Havel et Vaclav Klaus - avaient été désignés par le parlement. Et bien qu’en République tchèque le président n'ait pas un poids aussi important que le Premier ministre, on suivait les élections très attentivement. Elles ont aidé à établir plus ou moins exactement le diagnostic politique de l'état de la société. La conclusion est claire : les Tchèques sont fatigués de la droite, des problèmes économiques et ils préfèrent la correction du cours commercial et économique. De l'Union européenne l’accent se déplace vers l'Est. ЗX’ est justement cela que leur promettait Zeman.

    Même le fait qu'on élisait pour la première fois le président au suffrage universel, lui donne automatiquement plus de poids politique, trouve le professeur russe du MGIMO Irina Bousygina.

    « Je ne pense pas que les relations entre la Russie et la République tchèque soient définies ensuite par les composantes idéologiques : s’agit-il d’un politique, partisan de la gauche ou non. La victoire de la droite pour la Russie – c’est moins bien, la gauche – c’est mieux. Ce n’est pas ainsi. Tout sera défini non par l'idéologie, mais par des considérations tout à fait pragmatiques. On peut s’attendre au rapprochement de la République tchèque et de la Russie, ce qui profiterait à notre business dans la mesure où ce sera avantageux pour l'économie de la République Tchèque. La Tchéquie tente d'utiliser tant chances liées avec l'Ouest que les opportunités associées à l'Est ».

    Il est difficile de qualifier Zeman de politique pro-russe. Il a proposé tout simplement de permettre au pays de recouvrer son réalisme économique. Prague, affirme Zeman, particulièrement sur fond de crise actuelle financière en Europe, doit intensifier les liens commerciaux et économiques avec la Russie. Cela signifiera la croissance du flux des touristes, des restaurants, des brasseries et des hôtels remplis, des emplois et de bons revenus pour les Tchèques.

    Il n’y avait pas de non-dit de politique extérieure pendant l’élection, les Tchèques votaient avec leur portemonnaie. Mais on peut quand même parler d’un certain effet international, selon l'analyste de l'Institut russe de l'économie mondiale et des relations internationales Sergeï Outkine.

    « En effet, Zeman est un candidat beaucoup plus commode pour édifier les relations russo-tchèques dans un esprit positif. Au moins avec les autorités russes actuelles. Parce que Schwartzenberg a critiqué plus d'une fois le régime politique russe. Il est clair que de tels propos de la part du chef de l'État ne favoriseraient pas les relations bilatérales ».

    Milos Zeman préside le parti dont il est le fondateur « le Parti des droits des citoyens-zemanovistes ». En outre, il a promis d'intervenir activement dans la solution des problèmes sociaux et économiques les plus importants que traitait antérieurement le cabinet des ministres.

    À propos, Zeman a annoncé que maintenant « la première dame » dans la politique tchèque serait non pas son épouse, mais sa fille Katerina, âgée de 18 ans. La femme de Zeman Ivona est connue pour son aversion envers les actions publiques. L'investiture de Milos Zeman aura lieu à Prague le 8 mars. T

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