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    Afghanistan : la conversation n’est pas terminée

    Afghanistan : la conversation n’est pas terminée

    Photo : EPA
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    Une réunion consacrée à la situation en Afghanistan est l’un des principaux événements du Conseil de sécurité de l’ONU présidé en mars par la Russie, sont convaincu les experts. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov présidera cette réunion qui devra avoir lieu demain et à laquelle participeront les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Conseil et de l’Afghanistan.

    La diplomatie russe ne s’est jamais désintéressée au dossier afghan. On a beaucoup parlé des craintes suscitées par ce dossier chez les hommes politiques et experts russes mais aussi étrangers. Il s’agit du retour des talibans au pouvoir, de l’amplification du trafic de drogue venu de ce pays, etc. C’est pourquoi si la coalition décide de mettre fin à sa mission en Afghanistan dans le cadre du mandat qui lui a été donné par le CS des Nations unies, elle devrait rendre des comptes sur l’exécution de ce mandat. C’est ce qu’ont affirmé la semaine dernière les ministres russes et britanniques des Affaires étrangères et de la Défense réunis à Londres. Selon le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, il faut poursuivre les discussions sur le dossier afghan, notamment en ce qui concerne la période après 2014. L’opinion du directeur du département de la sécurité européenne de l’Institut de l’Europe Dmitri Danilov :

    « Le reformatage de la présence internationale en Afghanistan a bien évidemment pour l’effet d’intensifier le dialogue international au sein de tous les forums y compris les Nations unies. Il s’agit de garder le strict équilibre sur deux points. Le premier est décrit par l’adage « ne nuis pas » c’est-à-dire préserver une stabilité fragile. Le second est que chacune des parties cherche à fixer sa position. Difficile à dire comment va évaluer la situation par la suite. Il semblerait cependant que les principaux acteurs sont prêts à négocier ».

    Reinhard Erös, ancien médecin militaire et fondateur de l’association allemande Kinderhilfe Afghanistan, ne s’attend pas à une guerre civile dans ce pays comme cela a été le cas après le retrait des troupes soviétiques. Ce sont d’autres problèmes qu’il faut être prêts à affronter, estime-t-il.

    « Je ne crois pas qu’après le retrait des troupes de l’OTAN en 2014 une guerre civile fratricide y éclatera. Je crains plutôt une hausse de la criminalité parce que les policiers afghans n’ont pas de formation suffisante. Je crains également la transformation de certains parties du pays en fiefs des narcotrafiquants ».

    Quoi qu’il en soit la conversation sur l’avenir de l’Afghanistan n’est pas terminée. Et le dernier mot, personne ne doit l’avoir.

     


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