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    USA- Russie : une « paix froide » vaut-elle mieux qu’une « bonne querelle » ?

    USA- Russie : une « paix froide » vaut-elle mieux qu’une « bonne querelle » ?

    © Collage : La Voix de la Russie
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    La démarche politique du président des Etats-Unis Barack Obama, qui a refusé de se rendre à Moscou début septembre pour s’entretenir avec son homologue russe Vladimir Poutine, focalise l’attention des experts. Les analystes essaient de conjecturer les conséquences du refroidissement dans les rapports entre les leaders des deux Etats. Les opinions divergent : les uns estiment que ce refroidissement est provisoire, « technique », d’autres prédisent des problèmes entre la Russie et les Etats-Unis sur tous les fronts.

    Selon le juriste américain Klein Preston, la décision d’Obama est loin d’être sage et pondérée et de telles démarches dans les rapports avec la Russie de la part des Etats-Unis déstabilisent la situation.

    « Les démarches des Etats-Unis entravent le progrès dans les relations russo-américaines. L’élargissement de l’OTAN vers l’Est, l’admission au sein de l’alliance des anciens membres du Pacte de Varsovie – sont sans doute des actes agressifs, à mon avis. A cela il convient d’ajouter les problèmes liés à la guerre avec la Géorgie et à son désir d’adhérer à l’OTAN. La Géorgie est une république ex-soviétique et, par conséquent, ce sont des problèmes très compliqués. »

    L’expert américain du fonds Heritage Ariel Cohen qualifie la situation de contre-productive.

    « Nous pouvons perdre beaucoup dans nos relations : dans les domaines de l’énergie, de la coopération économique, de la sécurité internationale. Il existe de multiples tâches que nous pourrions réaliser ensemble mais malheureusement les gens ayant conservé la mentalité de l’époque de la guerre froide ne sont pas disposés à faire preuve de réciprocité dans leurs actions et c’est là leur grande erreur. »

    La directeur de la revue italienne Geopolitica Graciani Riberio lie la détérioration des rapports entre Moscou et Washington aux ambitions globales des Etats-Unis que la Russie, acteur clé sur la scène internationale, ne saurait soutenir par définition.

    « Je ne m’attendais pas à une telle démarche d’Obama, la Russie ayant fait preuve d’ouverture dans l’affaire Snowden, et les Etats-Unis auraient dû en profiter. Or, cela ne s’est pas produit. A mon avis, le refus d’Obama de s’entretenir avec Poutine est un signal envoyé à Moscou mais aussi – aux alliés européens. »

    Le politologue espagnol Arsenio Valbuena a relevé dans la démarche du président américain des motifs politiques intérieurs : la baisse de la cote d’Obama et son aspiration à recouvrer sa popularité grâce aux concessions faites à ses rivaux politiques radicaux que sont les républicains. T


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