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    L’Occident promet son soutien aux rebelles syriens

    L’Occident promet son soutien aux rebelles syriens

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    Les ambassadeurs des pays de l’OTAN sont invités à la séance de l’Alliance à Bruxelles consacrée à la Syrie. Lors d’un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a rendu le président syrien Bashar Assad responsable de l’éventuel emploi, le 21 août, d’armes chimiques dans la banlieue de Damas. Moscou a présenté des contre-arguments. Or, tout porte à croire que l’Occident n’entend pas renoncer à ces projets de punir l’administration syrienne. Selon l’agence Reuters, il est possible que le premier coup soit infligé jeudi.

    Tout porte à croire que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France se sont décidés à une opération armée contre la Syrie. Or, cela sera fait au mépris du CS de l’ONU et tous les membres de l’OTAN ne partagent pas ce scénario. Cependant, Washington n’a guère besoin de soutien ou de conseil. Les Etats-Unis voudraient se convaincre de la loyauté d’autres alliés au sein de l’OTAN envers le scénario militaire, dit l’expert des problèmes d’Asie centrale et du Proche-Orient Semen Bagdassarov :

    « Les Etats-Unis ont adopté il y a deux ans la décision qui a pris il y a un an des contours nets. Ils ont des projets militaires depuis longtemps. Les armes chimiques sont l’unique prétexte. Qu’importe que les inspecteurs onusiens soient en Syrie. La déclaration du département d’Etat américain est révélatrice : ils sont là mais il est trop tard. M. Obama dit que tout est décidé. Il réfléchit maintenant au scénario ».

    Diaporama : Août 2013 : la Syrie menacée d’invasion

    D’après les informations, les Américains envisagent plusieurs attaques ponctuelles contre les troupes gouvernementales en Syrie. Dans le même temps, la Maison blanche déclare qu’il n’est pas prévu de renverser Bashar el-Assad mais de le punir pour l’éventuel emploi d’armes chimique. Le vice-premier ministre britannique Nick Klett a fait une déclaration analogue. Au micro, le politologue Léonide Issaev :

    « Le même scénario a été appliqué en Libye et surtout en Irak. Saddam Hussein a été puni pour l’emploi d’armes chimiques. Des bombardements ponctuels ont été entrepris. Cela a entraîné une guerre d’envergure, les écoles, les hôpitaux étaient bombardés, les civils tués. Qui plus est, Saddam Hussein a été finalement reversé. Ainsi, selon l’interprétation des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, punir pour l’emploi d’armes chimiques signifie détruire le pays ».

    Les rebelles syriens se frottent les mains en composant pour les troupes occidentales les listes de cibles militaires à détruire en premier lieu. Ils attendent les livraisons d’armes étrangères promises par le président français François Hollande.

    Moscou suit avec attention l’évolution des événements et exhorte à nouveau les acteurs internationaux à se montrer responsables en adoptant les décisions.   /N

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