Ecoutez Radio Sputnik
    Poutine à Obama : « Il ne sert à rien de s’énerver»

    Poutine à Obama : « Il ne sert à rien de s’énerver»

    © Collage : La Voix de la Russie
    Actualités
    URL courte
    0 0 0

    Le président russe Vladimir Poutine a proposé de discuter de la situation tendue autour de la Syrie pendant le sommet du G20.

    Le sommet du G20 aura lieu les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg. M. Poutine a une nouvelle fois appelé à attendre les résultats de l'enquête menée par les inspecteurs de l'ONU dans la banlieue de Damas, où des armes chimiques auraient été utilisées le 21 août dernier. « La Russie est formelle sur le fait que l'utilisation par quiconque d'armes de destruction massive est un crime », a souligné le président russe,

    « Si des preuves convaincantes de l'utilisation de l'arme chimique en Syrie existent, elles doivent être présentées au Conseil de sécurité de l'ONU. Pour l’heure, de telles preuves convaincantes n'existent pas », a-t-il ajouté.

    Vladimir Poutine a accordé une longue interview à la Première chaîne de télévision russe et à l'agence d'information américaine Associated Press. « Lorsqu'il y aura des preuves d'usage de l’arme chimique par l’une des parties, c’est alors qu’il faudra agir », a affirmé le chef d’Etat.

    « Nous ne défendons pas ce gouvernement (du président al-Assad). Nous défendons toute autre chose : les normes et les principes du droit international, l'ordre international contemporain, et même la discussion sur un possible recours à la force exclusivement dans le cadre de l'ordre international existant, des règles internationales et du droit international. Voilà ce que nous défendons. Voilà ce que nous considérons comme des valeurs universelles. Lorsque les questions liées à l'usage de la force sont réglées en dehors de l'ONU et du Conseil de sécurité, il ya danger que de telles décisions illégales soient prises contre n'importe qui et sous n'importe quel prétexte ».

    Même aux Etats-Unis, certains experts ne trouvent pas convaincantes les preuves présentées par l'administration, et n'excluent pas que l'opposition ait planifié cette attaque pour fournir à ses protecteurs le prétexte d'une intervention armée. Les Etats-Unis ont déjà annoncé leur volonté de recourir à la force contre Damas. La Maison Blanche attend l'approbation du Congrès qui sera très probablement accordée la semaine prochaine.

    Dans le même temps, les échantillons prélevés par les inspecteurs de l'ONU à Damas le 4 septembre ont été remis aux spécialistles de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à La Haye. Celle-ci est l'organe international le plus compétent en matière d'expertise des agents de combat toxiques. Les résultats des analyses ne seront pas prêts avant trois semaines. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on pourra tirer des conclusions, estime le président russe :

    « S'il est établi que les rebelles utilisent des armes de destruction massive, quelle sera la réaction des Etats-Uni? Que feront-ils de leurs protégés ? Arrêteront-ils de les fournir en armes ? Commenceront-ils des opérations militaires contre eux ? »

    Au cours de cette interview avec Vladimir Poutine, il a été question de la visite récemment annulée du président américain Barack Obama à Moscou. Le président russe a affirmé vouloir évoquer de nombreuses questions avec son homologue américain :

    « Nous comprenons que la position de la Russie sur certaines questions provoque l'irritation de l'administration américaine. C’est comme ça. Mais il serait bien pour nous tous de ne pas s’énerver, d'être patients et de travailler à trouver des solutions ».

    Vladimir Poutine a noté cependant qu'il ne voyait rien de catastrophique dans l'annulation de cette rencontre. Les contacts entre Washington et Moscou au niveau des ministères et des départements se poursuivent avec succès. Le président russe a déclaré que lui et Barack Obama auraient bientôt l'occasion de discuter des questions les plus importantes, en marge du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg à la fin de cette semaine.  /C

    Lire aussi:

    Soutien à la Syrie: Trump examine le durcissement des sanctions contre Moscou et Téhéran
    Détruites à 100%? John Kerry fait machine arrière sur les armes chimiques syriennes
    Moscou: des services étrangers impliqués dans la mise en scène de l’attaque à Douma
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik