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    L’Union Européenne commence à dresser le bilan de l’année

    L’Union Européenne commence à dresser le bilan de l’année

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    Le sommet de deux jours de l’Union Européenne, entamant ses travaux le 24 octobre à Bruxelles, dresse le bilan de la tumultueuse année 2013.

    Le sommet a pour toile de fond des relations tendues entre l’UE et son principal partenaire politique et économique – les Etats-Unis, rappelle Piotr Iskenderov, observateur à La Voix de la Russie. La condamnation de la surveillance électronique dans les principaux pays européens par les services spéciaux américains est, peut-être, le seul grand sujet, capable aujourd’hui de fédérer les leaders de l’UE. Pratiquement tous les politiques en vue de l’UE ont vivement critiqué les activités de l’Agence de sécurité nationale (NSA) des Etats-Unis, y compris le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. Comme l’apprennent des sources à Bruxelles, le scandale des « écoutes » a été tellement retentissant que les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE réfléchissent à une déclaration commune, dénonçant l’espionnage des alliés par les Etats-Unis.

    Or déjà sans ce scandale d’espionnage la liste des questions soumises aux participants au sommet est assez longue et traduit les problèmes réels en souffrance dans l’UE. Ce sont les principes de la politique économique et sociale dans le contexte de la crise qui continue, les « flux migratoires », l’essor des nouvelles technologies.

    En novembre un mécanisme unifié de supervision du secteur bancaire (Single Supervisory Mecanism –SSM) sera lancé dans la zone euro. En prévision de l’événement, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé le lancement d’une « vérification détaillée » des balances des institutions financières des 17 pays de la zone euro, ainsi que de la Lettonie qui en fera partie en 2014.

    Dans les activités de l’UE il y a encore une dimension, permettant de juger de son poids réel et de ses perspectives d’avenir. A savoir, l a question de l’admission de nouveaux pays membres. Ne se fixant pas de tel objectif, l’UE risque de devenir une communauté fermée, au sein de laquelle des clivages toujours nouveaux murissent. La plus importante vague d’élargissement dans l’histoire contemporaine de l’UE date de 2004, lorsque dix Etats à la fois en sont devenus membres. Il est cependant évident que cet élargissement avait un caractère objectif contribuant dans le contexte de l’époque à une certaine stabilisation de la situation politique en Europe, a noté Nikolaï Kavechnikov, chef de la chaire de l’intégration européenne de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO) auprès du MAE de Russie :

    « Il convient avant tout de relever que l’initiative concernant l’adhésion à l’UE émanait des pays d’Europe Centrale et de l’Est. Ce sont eux qui sous le mot d’ordre « Retournons en Europe » aspiraient à entrer dans l’UE, et à la fois dans l’OTAN. Quant à l’UE, elle était au début partagée sur l’élargissement à l’Est, mais a fini par décider d’accepter de nouveaux membres après une certaine préparation.»

    Le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso est toujours enclin au maximum de diplomatie à ce sujet. Dans une interview à l’édition allemande Bild il s’est exprimé en faveur de l’adhésion à l’UE « à long terme » de tous les Etats balkaniques », et a dit « qu’il fallait tenir les portes ouvertes pour la Turquie ». Mais il a immédiatement ajouté que « l’extension de l’UE ne constitue pas un but en soi»…T


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