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    L’Europe, combien d’idées a-t-elle ?

    L’Europe, combien d’idées a-t-elle ?

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    Le portail en ligne d’Autriche « UE-Infothek », consacré aux problèmes de vie de l’Union Européenne, est intervenu ces jours-ci avec une constatation peu réjouissante.

    L’initiative de la Commission Européenne d’organiser le Mois du Marché Unique » est passée presque inaperçue à l’échelle de toute l’Europe. Le principal objectif de ladite action consistait en débats en ligne entre citoyens, organisations, entreprises, décideurs et leaders européens, en la possibilité de formuler des propositions et des idées concernant l’avenir de l’Europe unifiée. L’action a intéressé si peu de citoyens que »on en a des larmes aux yeux », résume le portail Internet.

    Les thèmes du Mois embrassaient quatre ensembles de questions : emploi et business, protection des droits sociaux, système bancaire européen, ainsi que le commerce sur Internet. Les résultats du Mois du Marché Unique ont été dressés au cours des débats en direct au Parlement Européen, que les citoyens pouvaient suivre en temps réel sur le même site. Sur les sujets aussi brûlants que l’emploi et les droits sociaux les participants à la discussion en ligne n’ont fait que 35 propositions. Un peu plus, quelque 140 avis, ont été exprimés sur le problème des banques européennes.

    Quant au contenu des idées, leur caractère a démontré, suivant l’expression de « EU-Infothek », une vraie « misère de la créativité ». Par exemple, 43 participants ont proposé de donner le statut officiel à une seule langue, on a même évoqué à ce propos espéranto. On proposait d’établir un certificat unifié d’handicapé, un salaire minimum pour tous les pays. Il y avait d’autres propositions, plus consistantes. Par exemple, de « mieux investir », d’assurer un « accès égal à l’Internet », comme droit fondamental des citoyens de l’UE et d’autres, pareilles.

    Les plus actifs, si l’on peut appliquer cette évaluation à 197 participants, ont été les Belges, écrit « EU-Infothek ». Viennent ensuite l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France. Quant à l’Autriche, la Slovénie, la Finlande, la Lituanie et l’Estonie, le nombre de citoyens intéressés dans l’avenir de l’Europe s’y est avéré, d’après le portail Internet, « honteusement petit ». On critique l’UE, on la déclare même morte, mais bien peu de gens proposent quelque chose de concret et de constructif concernant son futur développement, constate « EU-Infothek ».

    Henning Arp, en charge de la communication externe et interne à la Commission Européenne, lui, affiche de l’optimisme.

    « Nous voyons pas mal d’idées précieuses, qui nous semblent intéressantes, - a dit Dr Arp dans une interview à la radio. – Je suis persuadé que d’une façon ou d’une autre elles trouveront leur place dans les plans de travail de la Commission. »

     

    On peut, bien sûr, discuter à propos de la quantité et de la qualité des idées énoncées par ses citoyens. Y aura-t-il de nouvelles, plus créatrices en prévision des élections au Parlement Européen quiapprochent ? On verra.

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