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    Rafael Correa en Russie : une visite symbolique

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    La très récente visite officielle du président équatorien Rafael Correa en Russie a été non seulement très productive, mais a confirmé une nouvelle fois les relations stratégiques qu’entretiennent désormais la Russie et la grande majorité des Etats d’Amérique latine.

    A la mort du leader vénézuélien et chef de file de la révolution bolivarienne Hugo Chavez, certains analystes se sont pressés d’annoncer que le Venezuela et toute l’Amérique latine allaient subir de grands bouleversements, notamment ce qui concerne la politique extérieure. Hugo Chavez était effectivement un grand ami de la Russie et c’est sous sa présidence que la Russie et le Venezuela sont devenus des alliés indéniables. Ce partenariat stratégique s’est rapidement répandu à toute l’Amérique latine pour laquelle la Russie est devenue un partenaire clé.

    Le successeur d’Hugo Chavez à la présidence vénézuélienne Nicolas Maduro a rapidement déchanté tous ceux qui promettaient des « changements radicaux »à la région et s’est au contraire fortement engagé sur la même ligne politique que son illustre prédécesseur, y compris en ce qui concerne la politique étrangère. Le partenariat stratégique entre la Russie et la République bolivarienne n’a donc pas bougé d’un poil.

    Mis à part le Venezuela, la Russie est vue comme un pays ami par bon nombre des pays de la région : que ce soit la Bolivie d’Evo Morales, l’Equateur de Rafael Correa, l’Argentine de Cristina Fernandez de Kirchner, le Brésil de Dilma Rousseff ou encore le Nicaragua de Daniel Ortega, sans oublier bien évidemment Cuba de Raul Castro, un allié de longue date.

    La visite de Rafael Correa, président de l’Equateur, n’avait donc rien d’anodin mais était bien le signe supplémentaire des relations très privilégiées entre désormais la Russie et les pays latino-américains. D’ailleurs, en parlant du leader équatorien, il s’agit d’une personnalité très intéressante. Economiste de formation, il a suivi une partie de son cursus en Occident, à l’Université catholique de Louvain (Belgique) puis à l’Université de l’Illinois (Etats-Unis). Patriote engagé, fervent partisan de la souveraineté de son pays et de toute l’Amérique latine, il se qualifie lui-même comme étant un homme politique de gauche, un humaniste et un chrétien catholique.

    Au cours de sa visite en Russie, Rafael Correa s’est bien évidemment entretenu avec le président russe Vladimir Poutine. Au programme figurait également la signature d’accords sur le partenariat bilatéral des deux pays sur le plan économique, commercial, culturel et humanitaire. La lutte commune contre le terrorisme et son financement était elle aussi au menu.

    Avant de se rendre dans la capitale russe, le président de l’Equateur a visité Saint-Pétersbourg où il a notamment rencontré le gouverneur de la ville Gueorgui Poltavtchenko. A l’issue de son passage par la capitale des tsars, Rafael Correa a formulé un grand désir d’échanges entre les deux pays dans le domaine de l’enseignement et de la recherche. Quant à Moscou, le président Correa y a visité le centre de recherche et de développement Skolkovo, considéré comme la « Silicon Valley russe », ainsi que l’Université russe de l’Amitié des Peuples où le titre honorifique de docteur honoris causa lui a été attribué.

    Pour revenir à la partie diplomatique, les deux pays partagent des points de vus communs sur bon nombre de questions liées aux relations internationales, à la défense de la souveraineté et au respect du droit international. Les deux parties, aussi bien russe qu’équatorienne, ont jugé cette visite comme étant très fructueuse. « Nous avons eu une importante réunion à Moscou avec le président russe. Le président de la Russie est un homme politique très efficace,a déclaré Rafael Correa. Avant d’ajouter que les rencontres furent très productives et qu’elles se sont déroulées dans une atmosphère très positive ».

    De notre côté, nous ne pouvons que souhaiter que cette alliance stratégique entre la Russie et l’Equateur, ainsi que l’Amérique latine en général puisse résister à toutes les tentatives des forces ennemies qui veulent y mettre fin, ou du moins tenter de la déstabiliser. Du moment que les Etats Sud-américains seront dirigés par des chefs d’Etats dignes et responsables comme Rafael Correa, nous avons toutes les raisons d’être optimistes. Souhaitons également que ce partenariat puisse devenir un exemple et une importante source d’inspiration pour d’autres, notamment pour les relations entre l’Afrique et la Russie. N

     

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