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    Bruxelles ferme Schengen aux Républiques d'ex-URSS

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    La décision de la Commission Européenne de fermer pour la Bulgarie et la Roumanie l’entrée dans la zone Schengen pour un délai indéfini est un signal alarmant pour tous les pays d’Europe orientale, candidats à l’entrée en UE. L’argumentation de l’UE est purement politique, et témoigne de la scission dans l’organisation, croit notre observateur Piotr Iskenderov.

    La situation est scandaleuse, et très significative. L’UE change ouvertement les règles du jeu en cours de route, elle revoit ses décisions prises antérieurement en fonction de la conjoncture politique. Invitant les délégations des Républiques de l’ex-URSS au sommet du Partenariat oriental à Vilnius le 28-29 novembre, Bruxelles montre en même temps que ni les voix des pays de l’Europe de l’Est, ni la réforme de leurs économies ou de la sphère législative n’ont pour l’UE d’importance décisive.

    En plus, si la Bulgarie et la Roumanie, membres de l’UE, au moins, peuvent compter sur l’assistance financière et économique, les Etats-membres du Partenariat oriental ne peuvent qu’en rêver. Notamment, la signature prévue de l’accord entre la Biélorussie, l’Ukraine et l’UE sur l’association, ne donne à Minsk et Kiev aucune garantie de leur admission. Mais elle provoque inévitablement la destruction de tout le complexe des liens économiques régionaux formés pendant de longues années, a noté dans l’interview à La Voix de la Russie le directeur général du Fonds russe de la politique efficace Kirill Tanaev:

    « Actuellement, il n’existe pas d’opportunités techniques et commerciales pour l’Ukraine d’obtenir le gaz en quantité nécessaire autrement que de la part de Russie. Donc, toutes les suppositions selon lesquelles on pourrait trouver un peu de gaz quelque part, en Europe ou ailleurs, pour résoudre ce problème, c’est de la pure fiction. »

    Et le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine a rappelé que la signature de l’accord d’association avec l’UE signifiait un processus très long, dans le cadre duquel Kiev serait obligé d’accomplir une masse de conditions contraignantes, y compris pour l’économie, sans perspective réelle d’entrée en UE : « Ce n’est pas comme aller prendre un bain dans une sauna. C’est plutôt comme rester toute la vie dans le sas. »

    Même le journal américain The Washington Post qui soutient activement la conclusion rapide de l’accord d’association entre Kiev et Bruxelles a été obligé de reconnaître que l’Ukraine « risquait au cours des prochains mois un défaut de paiement, quand elle sera incapable d'honorer sa dette extérieure et aura besoin de l’aide financière urgente du FMI ou du capital privé ». Est-ce cela, le rêve des Européens de l’Est ?

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