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    Le développement du Guatemala lié à celui de ses relations internationales

    Le développement du Guatemala lié à celui de ses relations internationales

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    Le Guatemala d’aujourd’hui, berceau de la civilisation maya, se trouve à un tournant crucial de son histoire. Ces dernières décennies, ce pays, après avoir surmonté des siècles d’oppression coloniale et de dictature militaire, s’est pour la première fois lancé de façon cohérente et ferme dans la résolution des problèmes dont souffre sa population.

    Luis Fernando Carrera Castro, le ministre guatémaltèque des Affaires étrangères, a abordé les objectifs prioritaires du pays, les axes principaux et les résultats du travail du gouvernement et du président Otto Pérez Molina lors d’un entretien accordé à La Voix de la Russie.

    Luis Fernando Carrera Castro : « Notre président a fixé trois objectifs prioritaires pour les quatre années où notre gouvernement sera au pouvoir. Le premier est la lutte contre la famine. C’est un problème très grave au Guatemala. Le plan “Pacto Hambre Cero” (“Pacte zéro faim”) a été mis en place. Le deuxième objectif est d’assurer la sécurité de nos concitoyens. Nous souhaitons que tous les crimes, et surtout les plus graves, soient punis par la loi. Enfin, le troisième objectif prioritaire est le développement de l’économie. Le climat d’affaires s’est sensiblement amélioré dans le pays. »

    LVdlR : De quelle manière les processus d’intégration dans la région influent-ils sur le bien-être commun au Guatemala ?

    L. F. C. C. : « Le projet d’intégration régionale avec le Mexique, par exemple, est une condition indispensable à notre croissance économique et à l’amélioration du climat d’affaires. C’est aussi une étape importante pour la régulation de la migration entre le Guatemala et le Sud du Mexique due à la reprise économique. Nous créons une sorte de tampon afin que les citoyens ne partent pas aux États-Unis et qu’ils puissent se trouver un travail décent chez eux. À proprement parler, un des objectifs principaux de l’intégration centraméricaine est la création d’emplois décents pour que nos concitoyens puissent trouver un emploi dans les industries qui vendent leurs produits en Amérique centrale. »

    LVdlR : Parmi les systèmes d’intégration régionaux, nous pouvons mentionner la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac). Comment voyez-vous l’avenir de cette organisation ?

    L. F. C. C. : « La Celac est une sorte d’organisation parapluie pour les pays latino-américains. Mais il nous reste un long chemin à parcourir pour créer un espace commun et unique. De nombreux pays mettent des barrières économiques et parfois politiques. C’est pour cette raison que nous essayons seulement de créer les conditions propices à un modèle d’intégration pluraliste, dont chacun de nous pourrait être membre malgré les différences de nos systèmes politiques et économiques. Le développement et la consolidation de la Celac est une priorité absolue de notre gouvernement du ministère des Affaires étrangères. »

    LVdlR : Quels sont les objectifs principaux de la politique étrangère du Guatemala ?

    L. F. C. C. : « Nous nous sommes fixés plusieurs objectifs principaux en ce qui concerne la politique étrangère. Le premier consiste à étendre l’influence dans les organisations régionales et dans les processus d’intégration économique. Le deuxième est d’améliorer les conditions de vie des émigrants guatémaltèques aux États-Unis. Troisièmement, nous travaillons à nous rapprocher encore plus des pays d’Amérique centrale et latine, et aussi de pays d’autres régions, du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, entre autres. Nos intérêts sont d’entrer dans de nouveaux marchés et d’établir un contact avec les régions où le Guatemala n’est pas encore représenté. »

    LVdlR : Quelles sont les perspectives des relations russo-guatémaltèques ?

    L. F. C. C. : « Les relations entre la Russie et le Guatemala se sont développées de manière dynamiqueme au cours des dix dernières années. Álvaro Colom, notre ex-président, est venu en Russie en visite officielle, et le président Vladimir Poutine s’est rendu dans notre pays en 2007. L’année dernière, je suis allé à Moscou, où j’ai eu un entretien fructueux avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. À l’issue de la rencontre, nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de développer nos relations bilatérales.

    Le rôle de la Russie sur la scène internationale nous semble extrêmement important. Les récentes avancées dans la régulation du conflit syrien et le succès des négociations avec l’Iran reviennent à la Russie. C’est une contribution concrète et réelle de la Russie dans le combat pour la stabilité et la paix sur Terre. Nous soutenons la Russie sur la majorité des points. Il y a peu, nous avons obtenu le statut de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et nous avons participé à son activité en 2012 et en 2013. Nos représentants ont toujours trouvé un terrain d’entente avec la Russie. »       N

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