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    Pourra-t-on « recoller » l'Ukraine après la crise ?

    Pourra-t-on « recoller » l'Ukraine après la crise ?

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    Le service de presse du président Ianoukovitch a annoncé qu’un accord sur le règlement de la crise était intervenu. Aux négociations, ont pris part les représentants de l'Union européenne - les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne Frank-Walter Steinmeier, et de Pologne Radoslav Sikorsky, le représentant du président russe, l'ombudsman Vladimir Loukine, le président Viktor Ianoukovitch et trois leaders de l'opposition – Arseni Iatseniouk, Oleg Tiagnibok et Vitali Klitchko. Mais cela ne signifie pas encore que l'Ukraine a commencé à sortir de la crise.

    La Russie, pour la première fois depuis le début de la crise ukrainienne l'année passée, a exprimé sur un ton très dur son attitude envers les événements à Kiev et face à l'incapacité fonctionnelle du pouvoir, difficile à expliquer. Le Premier-ministre russe Dmitri Medvedev a dit sans ambages que Kiev devait cesser d’être une « chiffe molle ».

    « Bien sûr, nous continuerons la coopération avec les partenaires ukrainiens sur tous les axes, comme prévu. Nous tâcherons de tout faire pour tenir les promesses données. En même temps, il est nécessaire pour cela que les partenaires eux-mêmes soient en forme. Et il faut que le pouvoir en Ukraine soit légitime et efficace. Pour qu’il ne soit pas traité de chiffe molle. »

    L’avenir de l'Ukraine est flou aux yeux de la plupart des analystes en Russie et en Occident. Plusieurs se demandent si l'Ukraine restera unie ou bien s’il y aura « deux Ukraines » - celle de l'Est et de celle de l'Ouest - ou alors, si elle se divisera en trois parties, et si la Crimée décidera de faire sécession.

    Gerald Celente est économiste, un des analystes-futurologues les mieux connus des États-Unis, éditeur de la revue analytique The Trends Journal. En 2007, il a prédit de façon très exacte la crise financière, l'échec des plus grandes banques des États-Unis. Mais maintenant, même Celente ne tente pas de pronostiquer comment peut s'achever le conflit en Ukraine.

    « Est-ce que Ianoukovitch survivra ? Je ne sais pas. Ici, beaucoup de choses dépendront de la Russie, de son comportement. Nous avons déjà entendu Obama dire qu’en Ukraine, il est impossible de franchir une certaine limite. Peut-être Poutine dira-t-il aussi quelque chose de semblable, qu'il faut ne pas transgresser certaines frontières... »

    Tout ce qui se passe à l’intérieur et autour de l'Ukraine montre selon Celente quelles terribles « modifications génétiques » la guerre froide a laissées dans la politique.

    Les événements dans le monde ne peuvent plus entrer dans le schéma simpliste « les bons contre les mauvais », « progrès vs réaction » ou encore « démocratie vs totalitarisme », mais jusqu' à présent, on les utilise à Washington et dans l’UE. Plusieurs politiques occidentaux sont prisonniers des « clichés de la perception », selon le président du Conseil russe de politique extérieure et de défense, le politologue Fiodor Loukianov. T

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