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    Poutine : « La Crimée n’appartiendra jamais aux successeurs de Bandera »

    Poutine : « La Crimée n’appartiendra jamais aux successeurs de Bandera »

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    Les citoyens de la Crimée ont décidé eux-mêmes de leur destin par référendum et déclaré nettement et clairement leur désir d’être avec la Russie.

    La Fédération de Russie n'est pas intéressée à voir l'Ukraine divisée, elle est prête à entretenir les relations amicales avec elle, à continuer à coopérer, mais elle protégera les millions des citoyens russes résidant sur le territoire de ce pays, a déclaré le 18 mars le président Vladimir Poutine au Kremlin dans le message extraordinaire adressé au parlement russe et à la direction de la République de la Crimée.

    Immédiatement après l'intervention du président, l'accord intergouvernemental sur le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie a été signé. Ce jour entrera dans tous les manuels d'histoire.

    Voici ce que le président a dit au sujet des événements dramatiques en Ukraine.

    « Tout ce qui se passe maintenant en Ukraine nous inquiète beaucoup, et cette inquiétude est bien claire : en effet, nous ne sommes pas simplement des voisins proches, nous sommes en réalité un seul peuple. Kiev est la mère des villes russes. L’ancienne Russie est notre source commune. Nous ne pourrons pas nous passer les uns des autres. Je dirai encore une chose. En Ukraine, vivent et vivront des millions de Russes, de citoyens russes. Et la Russie protégera toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques, juridiques. Cependant, avant tout, l'Ukraine elle-même doit être intéressée à ce que les droits et les intérêts de ces gens soient garantis. C’est le gage de la stabilité de l'État ukrainien et de l'intégrité territoriale du pays. »

    Vladimir Poutine a déclaré que la péninsule avait été et resterait russe, aussi bien qu’ukrainienne, et celle des Tatars de Crimée, et que sa séparation de la Russie et son rattachement à l’Ukraine en 1954 ont été réalisées en violation des normes constitutionnelles et pour des raisons opaques. Le président a promis que chacune des trois langues sur le territoire de la Crimée aurait le statut de langue d'État. Parmi les projets les plus proches, il y a la réhabilitation des Tatars de Crimée qui ont souffert des répressions dans les années soviétiques.

    « Après la disparition du système bipolaire, la planète n'est pas devenue plus stable pour autant. Les institutions internationales clés ne s'affermissent pas, elles dégénèrent souvent. Nos partenaires occidentaux, les États-Unis en tête, préfèrent se guider dans leur politique non pas sur le droit international, mais sur le droit du plus fort », a dit le président russe a dit au sujet de l’ordre mondial qui a amené aux événements ukrainiens.

    À titre d’exemple, Vladimir Poutine a cité les opérations en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, en Libye. Selon le président, on a imposé à ces pays des standards étrangers, à la suite de quoi, au lieu de la démocratie et de la liberté, le chaos s'est établi. Un scénario semblable a été réalisé en Ukraine que l’on continue à « entraîner » dans l'OTAN.

    Aux dires du chef de l'État, on tente de pousser la Russie dans ses derniers retranchements à cause de sa position indépendante, tandis qu'elle propose sincèrement la coopération sur tous les axes. Cependant, il y a des limites à tout, a résumé Poutine.

    « Nous ne voyions pas de démarches similaires de leur côté, au contraire, on nous a constamment trompés, les décisions étaient prises derrière notre dos, on nous mettait devant le fait accompli. C’était le cas avec l'élargissement de l'OTAN vers l'Est, et avec le déploiement du système d'ABM, avec l’éternisation des négociations sur les problèmes des visas, avec les promesses de concurrence honnête et de libre accès aux marchés globaux. »

    Le président russe a déclaré que dans le cadre de la situation en Ukraine, les partenaires occidentaux de la Russie avaient franchi la ligne rouge et a réaffirmé que les intérêts de la Russie devaient être respectés.

    Le président a spécialement noté que, selon les sondages, plus de 90 % de Russes, ainsi d’habitants de la Crimée, ont soutenu la réunification de la république avec sa patrie historique. L'accord sur le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie a été soumis au parlement pour ratification. Tout de suite après cette procédure, l'Accord aura force de loi, cependant, comme le stipule le texte du document, il « est appliqué provisoirement » dès le moment de sa signature, c'est-à-dire dès le 18 mars. T


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