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    Un tiers de la Crimée privé d’électricité par Kiev

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    C’est une forme de chantage – a dénoncé le premier vice-premier ministre de la république Roustam Temirgaliev en commentant la décision de Kiev de réduire les livraisons d’énergie électrique à la Crimée.

    Lundi, à cause des actions du pouvoir autoproclamé, un tiers de la péninsule est resté sans électricité. Mais, comme l’a déclaré le vice-premier ministre, même en cas d'arrêt complet de l'approvisionnement énergétique du continent, les principaux problèmes peuvent être résolus en un mois et demi. Le système financier de la Crimée retrouve son indépendance, lui aussi. Lundi, le rouble a commencé à circuler dans la péninsule, et les habitants de la Crimée toucheront leurs prochains salaires en monnaie russe. Le gouvernement de la Fédération de Russie élaborera d'autres mesures de soutien de la situation socio-économique de la République de Crimée et de Sébastopol.

    Lundi, le gouvernement russe a évoqué la manière de rendre la transition confortable et indolore pour l'économie de la république et ses habitants. Dès lundi, dans la péninsule, le cours parallèle du rouble et de la grivna entrera en vigueur jusqu'à la fin de 2015. Selon des informations en provenance de Kiev, l’Ukraine peut limiter l'entrée de la grivna dans la république, ce qui, en premier lieu, serait désavantageux pour l'Ukraine, explique le directeur du département analytique du groupe d'investissements Nord-Capital Vladimir Rojankovski.

    « Cela peut se faire sentir encore plus négativement sur le cours de la monnaie ukrainienne. C'est pourquoi Kiev doit soutenir par tous les moyens l'idée de persuader les gens en Crimée de ne pas renoncer aux opérations en grivnas. Le problème est qu'ils y renonceront. Les gens changent activement les grivnas contre des roubles. Les détenteurs d’économies en grivnas, ont intérêt à les changer en roubles en régime confortable, sans chaos. »

    En dehors des transformations dans la sphère financière et sociale, une des tâches prioritaires consiste à garantir la liaison routière entre la péninsule et le reste de la Russie. Il est prévu d’ici à la fin de l’année de choisir le projet optimal de construction d’un pont au-dessus du détroit de Kertch. Le président russe Vladimir Poutine a ordonné d'élaborer deux variantes de projets - pour les autos et le chemin de fer. En outre, au gouvernement russe, on discute l’idée de créer en Crimée une zone économique spéciale. On suppose que les investisseurs seront exonérés d’impôts. Et en perspective, le développement de la production locale est nécessaire, en tenant compte des conditions écologiques dans la péninsule.

    Entre-temps, en Ukraine, les habitants de Kharkov, Donetsk, Lougansk et d’Odessa continuent de se prononcer contre le pouvoir autoproclamé, inspirés par l'exemple de la Crimée. Leurs principales exigences – la tenue d’un référendum sur la fédéralisation du pays et la proclamation de l'illégalité de l'accord d’association de Kiev avec l'Union européenne. T

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