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    En Allemagne, un projet de bataillon pour combattre Kiev

    En Allemagne, un projet de bataillon pour combattre Kiev

    © East News/AP Photo/Sergei Grits
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    La colère monte en Allemagne autour de la situation en Ukraine. Les pacifistes allemands de tous les bords politiques se retrouvent dans des villes tous les lundis pour manifester.

    La population, des personnalités des médias et des activistes politiques, suivent le modèle des manifestations « wir sind das Volk » (nous sommes le peuple), qui ont fait tomber la RDA, pour prendre le micro et dénoncer l'OTAN et le gouvernement de Berlin qui soutiennent le gouvernement anti-russe. Contrairement à la France les Allemands, par la situation géographique de leur pays et leur histoire, se sentent davantage concernés par le conflit ukrainien. « Les manifestations du lundi », Montagsdemos, ont réussi à réveiller une population qui était encore tenue en laisse par les médias officiels. Avec ces « manifestations du lundi », l'idée de fonder un bataillon international vient aussi d'être lancée autour de vétérans russes et de la ex-RDA pour aller en Ukraine et défendre la population ukrainienne et russe contre ce qu'ils nomment les fascistes de Kiev. La révélation du projet de ce bataillon attire des Allemands, mais aussi des personnes d'autres nationalités, qui militent pour la Russie.

    Les manifestations du lundi. Elles sont nées avec les événements en Ukraine, par des rassemblements, dans les villes, de la population qui ne veulent pas de guerre et qui dénonce l'intervention de Berlin avec l'OTAN en Ukraine (Le parti UDAR du boxeur est financé par Berlin. Les soldats ukrainiens reçoivent des uniformes allemands). Les pacifistes allemands, qui rassemblent des personnes de toutes les tendances, mais qui sont boudés par les chefs des Verts et des Linke, se rassemblent de manière inédite dans ces manifestations. Plusieurs éclats ont eu lieu avec les médias officiels, ZDF, ARD, qui ont du mal à cacher la vérité des faits sur l'Ukraine. Contrairement à la France, les Allemands sont beaucoup plus sensibles aux bruits de bottes et aux signaux annonçant une guerre. Eux savent que la situation politique n'est jamais réellement acquise. La fin de la RDA et la réunification ont marqué le peuple et montré que des États peuvent disparaître.

    Bataillon allemand. «Les manifestations du lundi » et l'interdiction du parti communiste avec les actes de violences en Ukraine, la non reconnaissance du référendum en Crimée, ont poussé les anti-fascistes allemands, des Russes allemands (trois millions en Allemagne, dont 500 000 Russes venus en Allemagne à la chute de l'URSS) à former le bataillon Thälmann pour l'Ukraine. C'est un journaliste du journal Kultura de Moscou qui le rapporte, dans un article ce 21 mai, après avoir rencontré ces 400 militants qui se sont constitués autour de vétérans russes et allemands dans un défilé en soutien à la Crimée, à Berlin. « C'est en l'honneur du bataillon Thälmann qui fut constitué pour la guerre d'Espagne que nous avons eu l'idée de le fonder pour l'Ukraine. En Allemagne la colère monte chez les anciens citoyens de l'Union Soviétique. Ils condamnent le soutien au gouvernement de transition, la non reconnaissance de la Crimée et veulent des élections pro-russes pour l'autonomie », dit Alexander Kifel vétéran des troupes spéciales de l'ex-RDA. Ernst Thälmann était le chef du parti communiste allemand qui, fidèle au stalinisme, mena la résistance contre le nazisme en Allemagne. Condamnant la mascarade d'élections pseudo-démocratiques en Ukraine organisées par le gouvernement de transition, le nouveau bataillon Thälmann lance aussi un appel international pour intervenir en Ukraine et porter main forte aux populations des nouveaux territoires, la Nouvelle Russie (Novorossia), qui s'est constituée par référendum. Hier, Wilfried, un contact allemand, qui ne cesse de soutenir la Russie et dénoncer la politique de son pays, a exprimé sa joie à la prise de connaissance de ce bataillon : « C'est réellement super. J'attends leur réponse et si ça marche, j'y vais. Il faut bien mourir un jour », dit Wilfried quand on lui rappelle qu'il peut y laisser sa vie. N

     

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