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    Manifestation : tous contre la guerre en Ukraine à Paris ce 5 juillet

    Manifestation : tous contre la guerre en Ukraine à Paris ce 5 juillet

    © Photo : collectif France-Russie, réseau Voltaire et Comité anti impérialiste
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    Le collectif France-Russie avec le Réseau Voltaire, le Comité Valmy et le Comité anti impérialiste, avec une association de Syriens en France, ont fondé le Comité France-Donbass, et appellent les Français à se lever contre la guerre en Ukraine et organisent ce samedi 5 juillet à 15 heures place de la République une manifestation pour faire cesser les massacres dans le Donbass.

    « Il s'agit de condamner le régime US-nazi de Kiev, ce régime piloté par les Américains. Ils bombardent des zones résidentielles, des civils, des églises, des écoles» explique Alain Benajam, pour qui « on a à faire à l'internationale des traîtres ». Du vendredi 20 juin au 30 juin, le président ukrainien Piotr Porochenko avait décrété un cessez-le-feu qui dans les faits n'a jamais eu lieu car son armée a dès le 20 juin bombardé des villes et villages, faisant des victimes parmi les civils, dont des enfants. En mettant fin au cessez-le-feu, Piotr Porochenko a promis que les forces de sécurité n'attaqueraient pas les civils et les quartiers résidentiels. Une promesse pas tenue comme les attaques de villages ce 2 juillet le montrent. Des images très violentes.

    Silence on tue. La manifestation du 23 juin contre la guerre en Ukraine avait réuni 350 à 400 manifestants. Un succès si on considère le silence des médias sur la guerre en Ukraine et sur le manque de publicité concernant cette manifestation. Alain Benajam du Réseau Voltaire est bien placé pour le savoir « C'est difficile de rassembler des gens sur la guerre en Ukraine car c'est un thème qui est caché. Ce qui se passe dans le Donbass et dans l'Est de l'Ukraine c'est le silence total des médias. On fait attention surtout de ne pas en parler. Il y a un mur du silence à briser. A partir du moment où les médias se taisent sur un événement les choses ne sont pas simples ». Ce qui informe, sauve l'action des organisateurs de la manifestation contre la guerre en Ukraine c'est Internet. « Heureusement qu'on a les réseaux sociaux, mais Facebook ça ne vaut pas BFMTV quand même dans la capacité de couverture. Il faut ramer à contre courant», explique Alain Benajam, qui continue : « On a connu ça avec la Syrie, c'est pareil. Nous allons tenter de contacter les médias dits officiels pour leur parler de notre manifestation mais il ne faut pas se faire d'illusions. Il y a un mot d'ordre. Vous savez, tous les médias officiels réagissent toujours de la même façon. Ils ont des ordres qui sont donnés. Pour eux, c'est la Russie qui agresse l'Ukraine. Les méchants sont les Russes. Pour les médias les Russes bombardent et tuent les gens. On n'a pas d'information. On n'a que de la désinformation.»

    Emploi d'armes interdites. Les organisateurs de la manifestation du 5 juillet dénoncent : « ils (le régime de Kiev) envoient des armes chimiques; ils bombardent avec du phosphore ; ils emploient des bombes à fragmentations. Tout ça ce sont des crimes de guerre et des armes prohibées par les conventions de Genève. Tout, ce qu'ils font est prohibé et condamné par les conventions de Genève. Ils s'en moquent complètement. Ils savent que dans la presse occidentale personne ne le dira. On sait que pour les États-Unis les populations civiles sont une cible. Une cible privilégiée. Ils l'ont fait en Irak. Ils le font en Syrie. Ils s'attaquent prioritairement aux populations civiles. Il y a plus de pertes de civils que de militaires. Il faut venir nombreux ce samedi 5 juillet à la Place de la République pour dénoncer les assassinats de civils dans le Donbass qui ont lieu dans le silence !» /N

     

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