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    Vol MH17 : la Russie accuse l'Ukraine de désinformation

    Vol MH17 : la Russie accuse l'Ukraine de désinformation

    © Photo: RIA Novosti/Andrey Stenin
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    Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à traduire en justice les coupables du crash du Boeing malaisien et à garantir une enquête internationale complète et indépendante sur les causes de la tragédie.

    Ces exigences ont été fixées dans la résolution adoptée à l'unanimité le 22 juillet. La Russie a salué la décision des Pays-Bas de jouer le rôle principal dans l'enquête et a accusé l'Ukraine d'avoir « diffusé de fausses informations ».

    Le représentant permanent de la Russie auprès de l'ONU Vitali Tchourkine a déclaré que Moscou était disposé à envoyer ses représentants pour participer à l'enquête sur les causes de la chute du vol MH17 en Ukraine. Le diplomate a exprimé l'espoir que la participation des Pays-Bas à l'enquête permettrait de la mener de la façon la plus objective et efficace.

    Vitali Tchourkine a accusé Kiev des tentatives de falsification :

    « La stratégie de Kiev n'est pas bonne : le gouvernement ukrainien a commencé par la diffusion de falsifications, notamment dans les enceintes du Conseil de Sécurité. Il s'est avéré que l'enregistrement des conversations entre des commandants des miliciens, qui a fait tant de bruit, c'était un montage de plusieurs conversations. Il s'agit notamment des conversations qui ont eu lieu avant le 17 juillet. La vidéo publiée par le ministre de l'Intérieur d'Ukraine qui aurait montré l'évacuation du système de missiles Bouk sur le territoire de la Russie, a été filmé, en réalité, sur le territoire contrôlé par Kiev. Si le missile a été tiré par ce système précis, ce n'est pas l'oeuvre des miliciens ».

    Un appareil spatial des Etats-Unis a survolé le Sud-Est de l'Ukraine quelques minutes avant le crash. Ce satellite est destiné à la détection et au suivi des lancements de missiles de portée différente. Le général Andreï Kartapolov de l'état-major général des forces armées de Russie l'a annoncé lundi. Le général a demandé à Washington de remettre les images prises par le satellite à la communauté mondiale pour une étude minutieuse.

    A part ce fait, les militaires russes ont observé un Soukhoï Su-25 des forces aériennes d'Ukraine voler à une distance proche du Boeing malaisien. Cet avion militaire restait pendant un certain temps au-dessus du lieu du crash lorsque le Boeing avait disparu des écrans de radar. Andreï Kartapolov a communiqué ces détails et a demandé des explications à Kiev qui continue de démentir formellement :

    «Le Soukhoï Su-25 se trouvait à 3 ou 5 kilomètres de distance du Boeing. De par ses caractéristiques, le Su-25 peut atteindre une altitude de 10.000 mètres. Il est muni de missiles air-air R-60 pouvant atteindre des cibles à 12 km au maximum et à 5 km garantis. Dans quel but un avion de combat aurait-t-il volé presque simultanément et dans le même couloir qu'un avion civil ? On voudrait avoir une réponse à cette question ».

    Il a y aussi d'autres détails de l'accident constatés par les moyens russes d'observation objective. Se trouvant au-dessus de la région de Donetsk, le Boeing 777 s'est éloigné vers le nord de 14 kilomètres de son couloir, et voulait revenir dans les limites de son couloir aérien, mais n'a pas eu le temps de le faire. Les causes de ces manoeuvres des pilotes pourront être établies après le décryptage des enregistreurs de vol et des conversations avec les contrôleurs ukrainiens.

    Les militaires russes possèdent un autre témoignage de l'implication éventuelle des miltaires ukrainiens dans cette tragédie. Le jour du crash, le groupe anti-aérien ukrainien basé près de Donetsk comptait « trois ou quatre systèmes de missiles sol-air Bouk-M1 ». La trajectoire du Boeing abattu se trouvait dans leur rayon d'action. Des images satellites de ces Bouk ont été prises entre le 14 et le 18 juillet. Sur les images on voit que le jour du crash une batterie a été déplacée à une distance minimale du territoire contrôlé par les miliciens et s'est retrouvée à 50 km de Donetsk. Cependant au lendemain du crash cette batterie a abandonné sa position. Kiev ne commente pas ces faits.

    Moscou est disposé à présenter ces données, mais aussi d'autres informations aux experts internationaux dans l'intérêt d'une enquête honnête, transparente et impartiale sur les causes du crash.

    Selon les agences, le 22 juillet les miliciens ont honoré leur promesse et ont remis aux représentants de Malaisie les boîtes noires découvertes sur le lieu du crash./E

     

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