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L’Occident sur l’Ukraine : après le mensonge, la gueule de bois

L’Occident sur l’Ukraine : après le mensonge, la gueule de bois

© Photo: RIA Novosti/Alexandr Maksimenko
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Le rideau de mensonge et de désinformation de Kiev et de ses sponsors américains semble se lever peu à peu en Occident.

Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a reconnu, pour la première fois depuis le début de l'opération punitive de Kiev dans l'Est, une hausse menaçante du nombre de victimes parmi la population civile de l'Ukraine. Selon les données de l'ONU, rien qu'au cours de ces deux dernières semaines le nombre de tués a presque doublé pour dépasser 2 000. La semaine dernière, le chef du bureau européen des Nations Unies pour les réfugiés Vincent Cochetel s'est rendu en Ukraine. Il a déclaré qu'il « n'était pas prêt à ce qu'il avait vu dans l'Est de l'Ukraine ». Le rideau de mensonge et de désinformation de Kiev et de ses sponsors américains semble se lever peu à peu en Occident.

Le mensonge commence à se dissiper. Les journaux européens publient des articles qu'on ne pouvait pas imaginer il y a deux ou trois mois. The Daily Telegraph britannique écrit :

« Pendant de longs mois l'Occident a diabolisé le président Poutine avec notamment la participation du prince Charles et de l'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui avaient comparé Poutine à Hitler. Cela sans égard au fait que la crise ait été lancée par des tentatives provocatrices insensées d'absorber l'Ukraine dans l'UE. Comme si personne ne pouvait imaginer que Moscou ne laisserait pas sans réponse la tentative d’engloutir le berceau de l'identité russe et de l'incorporer dans l'empire de Bruxelles. Avec le seul port en eau profonde de la Russie en Crimée qui devait être rattaché à l'OTAN ».

Dans les médias électroniques on entend de plus en plus souvent les voix d'experts bannis de la radio et de la télévision au début du flirt avec Kiev. Aujourd'hui, il ne leur est plus défendu d'exprimer ouvertement leur opinion sur l'opération punitive et sur le crash du Boeing malaisien dans l'Est de l'Ukraine. Le professeur honoris causa des Universités de Princeton et de New York et célèbre historien américain Stephen Cohen déclare ne pas être en conflit avec « l'opinion générale » sur les causes de la tragédie du Boeing 777 de Malaysia Airlines :

« J'ai l'habitude d'interpréter les faits et non pas les rumeurs et la désinformation. Je ne sais pas pourquoi, mais on nous nourrit de conclusions sans présenter de faits. C'est abominable de voir ces jeux politiques tandis qu'il est question de près de 300 morts. Tout détective vous dira que dans chaque crime douteux il importe d'établir la motivation.

La Russie n'avait aucun motif d'abattre l'avion. Les insurgés de l'Est de l'Ukraine qui combattent Kiev et le gouvernement ukrainien, non plus. Dites, pourquoi devaient-ils abattre un avion de ligne ? Les seuls motivés pour abattre l'avion, sont les personnes et les structures intéressées à la dégradation de la situation en Ukraine. Intéressés, aussi, à inverser l'opinion publique mondiale et, peut-être, à nous rapprocher de l'état de guerre. Si ce n'était pas un accident tragique, si cela n'a pas été fait à dessein, l'unique structure qui avait des motifs, c'est Kiev et pas du tout Moscou ».

Stephen Cohen est convaincu qu'aujourd'hui nous sommes à quelques doigts de la ligne apocalyptique derrière laquelle une guerre réelle peut commencer. Seuls les Etats-Unis sont actuellement capables de contraindre Kiev à arrêter les bombardements de l'Est ukrainien. Seuls le président Obama et le secrétaire d'Etat Kerry sont capables de le contraindre à se mettre à la table des négociations : sans le soutien américain ce gouvernement ne tiendra pas un seul jour. L'expert ajoute :

« Les Etats-Unis, je cite une déclaration du Pentagone faite au Congrès la semaine dernière, +possèdent des conseillers intégrés dans le ministère de la Défense d'Ukraine+. Cela veut dire que nous dirigeons cette guerre. Kiev n'a pas d'argent. Il n'a pas d'équipements et d'expérience. Nous et l'OTAN menons cette guerre. Cette guerre est une sorte d'opération conjointe de Washington et de l'OTAN. Sans nous, le gouvernement de Kiev chutera ».

Aujourd'hui beaucoup ont commencé à oublier par quoi la crise a commencé. Les habitants des Etats-Unis et d'Europe ont été mystifiés par les rumeurs et la désinformation non dissimulée sur la tragédie du Boeing malaisien. Un autre politologue, l’historien et présentateur de radio américain Stephen Lendman, estime que le président Obama met sens dessus dessous les faits sur l'Ukraine :

« Washington et ses partenaires de Kiev sont complètement responsables de tout ce qui se passe actuellement en Ukraine. Pour toutes les violences et pour tous les échecs économiques. Un coup d'Etat a été perpétré en Ukraine. Un coup d'Etat qui est soutenu par Obama. Parmi ses nouveaux amis kiéviens il y a une foule d'extrémistes néo-nazis, de gorilles nazis, d'éléments antisociaux invétérés. Le président Obama a soutenu à Kiev l'instauration du pouvoir de la foule. »

En ce qui concerne les sanctions économiques contre la Russie imposées à l'Europe, les experts européens estiment que la « docilité » de Bruxelles causera à tous les pays de l'UE pris ensemble plus de préjudice qu'à Moscou. /N

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