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    La politique de l’UE à l’heure du renouvellement de ses dirigeants

    La politique de l’UE à l’heure du renouvellement de ses dirigeants

    © Photo: AP/Yves Logghe
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    Bruxelles a nommé de nouveaux dirigeants aux postes de responsabilité. Les politiques européens, qui n’avaient pas eu le temps d’élire le nouveau président du Conseil de l’Europe et le chef de la diplomatie européenne avant les congés d’été, ont fini par prendre leur décision avant la session d’automne. Le Premier ministre polonais Donald Tusk remplacera Herman van Rompuy, et Federica Mogherini, la ministre des affaires étrangères d’Italie dans le gouvernement de Matteo Renzi, prendra la place de la Britannique Catherine Ashton.

    Le fait que trois politiques appartenant à des générations et à des groupes politiques différents se retrouvent aux commandes de l’UE, rendra sa politique plus équilibrée, estime Sonia Piedrafita, experte du Centre d’études de politique européenne :

    « Globalement, je ne pense pas que la nouvelle politique de l’UE soit conservatrice. Tout comme Barroso, Junker est issu de milieux de conservateurs et c’est un politique très conséquent qui a le soutien des socialistes. En ce qui concerne la chef de la diplomatie européenne Mogherini, elle est socialiste, c’est-à-dire membre du parti qui occupe actuellement des positions très fortes au sein du Parlement européen. Donald Tusk aura quant à lui pour mission de rechercher un compromis entre les socialistes et les conservateurs. Cette équipe dirigeante reflète grosso modo l’équilibre entre les facteurs politiques, idéologiques et démographiques. »

    Les experts notent que les nouveaux dirigeants mettent un trait d’union entre les attentes des nouvelles générations et l’expérience politique. C’est l’équilibre entre les intérêts des grands et des petits pays, entre la gauche et la droite, entre le Nord et le Sud et l’Est et l’Ouest. Federica Mogherini qui succède à Catherine Ashton, c’est la victoire diplomatique remportée par l’Italie à Bruxelles. De nombreux pays de l’UE considéraient sa politique comme assez modérée et pointaient même du doigt ses sympathies excessives pour la Russie. Mais la chef de la diplomatie italienne n’en a pas moins battu son concurrent principal, le Polonais Radoslav Sikorski. Les leaders européens estiment que cette femme politique de 41 ans est une bonne candidate pour défendre fermement et en toute connaissance de cause le rôle de l’Europe dans le monde. /N

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