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Vladimir Poutine parle des intérêts nationaux, des murailles du Kremlin et du peuple russe

Vladimir Poutine parle des intérêts nationaux, des murailles du Kremlin et du peuple russe

© Photo: RIA Novosti/Mihail Klimentiev
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Les « murs » entre la Russie et l’Occident, le règlement de la crise en Ukraine et le développement des relations avec l’Iran sont quelques-uns seulement des sujets évoqués lors de la grande conférence de pressé accordée par le président Poutine qui avait mis plus de 3 heures à répondre aux questions des journalistes.

La Russie n’attaquent pas l’Occident comme on le fait croire à Washington et Bruxelles et les accusations d’attiser a la tension militaire lancées à Moscou, sont dénuée de fondement. C’est que la Russie ne possède que deux bases militaires dans « l’étranger proche » alors que les bases militaires américaines y compris celles dotées d’armes nucléaires, sont disséminées aux 4 coins du monde. Néanmoins, la Russie a commencé à défendre plus fermement ses intérêts. C’est cela précisément et non pas le rattachement de la Crimée qui est à l’origine de la crise actuelle dans les relations avec l’Occident, a fait valoir Vladimir Poutine :

« Nous avons plus d’une fois entendu dire par la bouche des personnages officiels qu’il est injuste que la Sibérie avec ses fabuleuses richesses appartienne à la Russie. Comment cela, injuste? Et subtiliser le Texas au Mexique, c’est juste? Que nous soyons maîtres sur nos propres terres, c’est donc injuste! La Crimée n’a rien à voir là-dedans parce que nous défendons tout simplement notre indépendance, notre souveraineté et notre droit à l’existence. C’est précisément ce que nous devons tous comprendre. Et si on parlait de menace, elle vient des États-Unis qui déploient leur bouclier antimissile en Europe de l’Est : en Roumanie et en Pologne, à proximité immédiate de nos frontières », a déclaré le président.

En ce qui concerne la crise en Ukraine, elle a été générée par le coup d’État perpétré dans ce pays, a fait valoir le leader russe. C’est que, après le coup d’État et c’était précisément un coup d’État et un coup d’État armé n’en déplaise à quelques-uns, une partie du pays a rejeté cet état de fait. Or, Kiev n’a pas voulu entamer un dialogue avec ceux qui pensaient autrement, a déclaré Vladimir Poutine : « Donc, au lieu de commencer un dialogue politique, Kiev a fait donner la police puis l’armée et a finalement décrété en désespoir de cause un blocus économique. J’espère que nous réussirons à instaurer un dialogue politique direct par la médiation pour régler finalement la situation et rétablir l’espace politique unique. »

Les tentatives de Kiev d’imposer sa volonté par la force, n’ont pas de sens, a souligné le chef de l’État russe.

On a demandé à Vladimir Poutine s’il craignait les coups de palais. Le président a répondu que c’était impossible faute de palais. « Nous avons la résidence officielle, c’est le Kremlin. Il est bien protégé et c’est aussi un facteur de stabilité de notre État », a dit Poutine et d’ajouter que la stabilité reposait surtout sur le soutien du peuple russe.

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