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    Assemblée générale de l'Onu

    Assemblée générale de l'Onu: les interventions principales

    © AFP 2017 Timothy A. Clary
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    70e session de l'Assemblée générale de l'Onu (35)
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    Découvrez les allocutions des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont lieu le 28 septembre.

    Allocution de François Hollande

    La France n'a pas changé de position sur le règlement du conflit syrien et continue de considérer que toute solution politique doit écarter le dirigeant syrien Bachar al Assad, a déclaré lundi François Hollande.
    "Nous devons tout faire pour qu'une transition politique puisse être trouvée en Syrie", a dit le président français lors d'un point de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à la suite du discours du président russe Vladimir Poutine.
    "Cette transition, elle passe nécessairement par le départ de Bachar al Assad, rien n'a changé", a-t-il souligné.
    "Je m'y refuse, Barack Obama s'y refuse, d'autres dirigeants s'y refusent. (…) Les Russes doivent en tirer les conséquences", a ajouté le président français, cité par Reuters.
    Il a souhaité qu'une alternative au numéro un syrien soit trouvée avec la Russie et les pays de la coalition.

    Allocution de Hassan Rohani

    Le président iranien Hassan Rohani a appelé lundi à la constitution d'un "front uni" contre l'extrémisme, devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

    "Je voudrais inviter le monde entier, et particulièrement les pays de ma région, à constituer un front uni contre l'extrémisme et la violence", a lancé M. Rohani, en dénonçant l'"échec de la communauté internationale" face aux conflits en Irak, en Syrie et au Yémen.

    Allocution de Vladimir Poutine

    Terrorisme, Syrie, Ukraine: tels sont les thèmes clés abordés par le président russe Vladimir Poutine lors son allocution à la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu.

    Il faut créer une large coalition antiterroriste internationale. Les idéologues des terroristes se moquent de l'islam, ils déforment ses véritables valeurs spirituelles. M. Poutine propose de créer une vaste coalition internationale antiterroriste. Selon lui, elle pourrait, comme au temps de la coalition antihitlérienne, comprendre dans ses rangs différentes forces politiques du monde entier avec l'objectif unique de lutter contre le terrorisme. La coordination doit se faire sur les principes de la charte de l'Onu. La base d'une telle coalition doit être constituée par les pays islamiques, estime M. Poutine.

    Moyen-Orient: Les rebelles modérés formés par l'Occident rejoignent eux aussi les rangs de l'Etat islamique.

    Dans les rangs de l'EI combattent des membres de la soi-disant opposition modérée soutenue par l'Occident.
    Toutes les tentatives de jouer avec les terroristes, et surtout de les armer, sont extrêmement risquées.
    Les islamistes ne sont pas « primitifs » et l'on ignore qui utilise qui pour atteindre ses propres fins, a ajouté le président.

    Allocution du président chinois Xi Jinping

    Le président chinois rappelle que la Chine célèbre cette année les 70 ans de la victoire sur l'"agression japonaise".
    "Nous devons nous attacher au plurilatéralisme et rejeter l'unilatéralisme", a-t-il indiqué. "Il faut régler les différends grâce au dialogue et à la consultation".
    "Les grands pays doivent s'abstenir de toute confrontation (…) et traiter les petits pays en tant qu'égaux". "Il faut abandonner la mentalité de la guerre froide", estime Xi Jinping.
    "Le développement n'a de sens que s'il est inclusif et durable".
    M. Xi évoque le réchauffement climatique: "un environnement fort est vital pour l'humanité". "Nous devons respecter la nature et la protéger, nous devons rechercher une économie verte, et éviter le développement tous azimuts. La Chine prendra sa part de responsabilité".

    Allocution du président polonais Andrzej Duda

    Relatant l'histoire récente du pays, M. Duda a rappelé la guerre entre la Pologne et l'Allemagne, qui a constitué le début de la Seconde Guerre mondiale. Rappelant l'invasion des troupes allemandes, le président n'a pas manqué de rappeler "l'attaque de l'URSS contre la Pologne le 17 septembre 1939".
    La Pologne soutient la proposition de Paris concernant un "Code de conduite" au Conseil de sécurité, prévoyant de s'abstenir d'utiliser le droit de véto en cas de crimes grave, notamment de génocide, a déclaré M. Duda.

    Intervention de Barack Obama

    "Je dirige la plus forte armée du monde. Je suis prêt à l'utiliser pour protéger mon pays et nos alliés".
    La Russie et la Chine font partie des menaces potentielles pour les Etats-Unis, estime M. Obama. "Ce qui est arrivé à l'Ukraine pourrait arriver à toute nation présente ici", a-t-il indiqué en référence à l'intégration de la Crimée à la Russie suite à un référendum, qu'il qualifie d'"annexion". "Nous voulons une Russie forte intéressée à travailler avec nous pour créer un ordre mondial juste".
    En mer de Chine méridionale, dont des îles sont revendiquées par plusieurs pays dont la Chine, "nous tenons au respect du principe de libre-navigation".
    "Nous continuerons à lutter pour les droits de l'homme à Cuba, mais nous le ferons par les voies diplomatiques", a déclaré le leader américain suite à la récente levée de l'embargo.
    "Bachar el-Assad doit quitter le poste présidentiel" en Syrie, a indiqué M. Obama. "Si un dictateur tue des dizaines de milliers de ses concitoyens, ce n'est pas uniquement le problème intérieur de ce pays".
    "Assad a répondu par la force aux manifestations pacifiques, ce qui a provoqué une aggravation de la situation", a-t-il ajouté.
    "Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec toutes les nations, y compris l'Iran et la Russie, pour résoudre le conflit en Syrie", affirme le président américain.
    "La démocratie aux Etats-Unis est imparfaite, mais c'est la démocratie qui nous a permis de devenir la plus puissante nation au monde. Une démocratie inculsive rend un pays plus fort (…) draine de nouvelles idées".

    Allocution de Dilma Rousseff, présidente du Brésil

    "L'économie brésilienne n'a pas de problèmes structurels sérieux. Nos problèmes se sont apparus à cause des circonstances actuelles, et actuellement nous équilibrons le budget. Nous avons entrepris une réduction considérable des dépenses d'Etat. L'économie brésilienne est devenue plus stable et plus forte par rapport à l'année précédente".

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    70e session de l'Assemblée générale de l'Onu (35)

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