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    Des affrontements entre la police et des manifestants anglophones au Cameroun

    Les États-Unis très inquiets de la crise anglophone au Cameroun

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    Anicet Simo
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    Alors que Paul Biya vient à peine de prêter serment, le porte-parole du Département d’État américain a annoncé la grave préoccupation des États-Unis face à la crise des zones anglophones du Cameroun et fait savoir que les intimidations systématiques fondées sur l’appartenance ethnique et religieuse devaient cesser.

    Dans sa déclaration du 6 novembre 2018, Washington exprime sa grave préoccupation face à la montée de la violence au Cameroun. En plus de la crise des zones anglophones, qui s'enlise depuis deux ans dans les Régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest, les États-Unis affirment s'inquiéter du fait que les métropoles de Douala et Yaoundé sont aussi sous la menace de querelles ethniques et religieuses.

    «Nous demandons qu'il soit immédiatement mis fin aux attaques aveugles dirigées contre les civils et aux incendies de maisons par les forces gouvernementales camerounaises, ainsi qu'aux attaques perpétrées par les séparatistes anglophones contre les forces de sécurité et les civils. L'intimidation systématique fondée sur l'appartenance ethnique et religieuse, notamment à Yaoundé et à Douala, doit cesser»,

    a souligné Heather Nauert, porte-parole du département d'État américain dans sa déclaration. Les États-Unis en appellent au dialogue pour sortir de cette crise qui divise le pays depuis deux ans.

    «À la mémoire du missionnaire américain Charles Wesco et de tous ceux qui ont perdu la vie dans la crise anglophone, nous exhortons toutes les parties à mettre fin à la violence et à entamer un dialogue de réconciliation généralisé, sans conditions préalables», a poursuivi le porte-parole.

    Pour mémoire, un pasteur américain a été tué le mardi 30 octobre près de Bamenda, dans la région du nord-ouest anglophone du Cameroun. Il roulait à bord d'un véhicule lorsque sa voiture a été criblée de balles. Les autorités camerounaises ont indiqué qu'il avait été victime des indépendantistes armés qui sont en conflit avec l'armée dans cette partie du pays. Entre-temps, Paul Biya, qui a été réélu pour un nouveau mandat de 7 ans après 36 ans au pouvoir, a prêté serment mardi 6 novembre à l'Assemblée nationale.

    Dans son allocution du 6 novembre 2018, jour de sa prestation de serment pour un 7ème mandat, Paul Biya demandait aux séparatistes anglophones de déposer les armes.

    «Je leur lance un appel à déposer les armes et à retrouver le droit chemin. J'en appelle tout particulièrement aux jeunes qui se sont laissés entraîner dans une aventure sans lendemain.»

    Les deux régions anglophones du Cameroun font face à une crise sociopolitique depuis deux ans. Une situation qui s'est enlisée en se transformant en un conflit armée.

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    Tags:
    guerre religieuse, conflit interethnique, séparatistes anglophones, indépendantistes, Charles Wesco, Paul Biya, Yaoundé, Douala, Cameroun
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