Actualités
URL courte
Par
539128
S'abonner

Alors que Moscou constate que ses relations avec les États-Unis ont «touché le fond» après les propos de leur Président à l’égard de Vladimir Poutine, Washington nie être responsable de cette détérioration.

Après que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les relations américano-russes étaient actuellement au plus bas et que la date du retour de l’ambassadeur russe à Washington restait incertaine, le département d’État américain a rejeté sur Moscou la responsabilité de cette situation. Pourtant, la crise actuelle est directement issue des déclarations du Président américain qui a présenté son homologue russe comme «un tueur».

Jeudi 1er avril, le porte-parole du département d’État américain Ned Price a affirmé lors d’un point de presse que la Russie avait conduit à une escalade des tensions entre les deux pays.

Les raisons de cette escalade selon Washington

Parmi les causes de cette escalade, il a cité «l'assaut de la Russie contre notre démocratie en 2016 et plus récemment en 2020», des rapports accusant Moscou d'avoir mis la tête de soldats américains à prix en Afghanistan, ainsi que les «cyberopérations malveillantes de la Russie, l’emprisonnement d’Alexeï Navalny et l’arrestation de manifestants pro-Navalny».

Il a cependant indiqué que «quand il y aura des domaines de coopération potentielle, des domaines qui sont dans notre intérêt national - américain - à poursuivre, nous le ferons».

Les relations ont «touché le fond»

Jeudi également, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré aux journalistes que l’état des relations entre les deux pays avait «touché le fond» et qu’il n’y avait actuellement aucune date fixée pour le retour à Washington de l’ambassadeur russe Anatoly Antonov.

Ce dernier avait été rappelé pour consultations à Moscou après les propos de Joe Biden sur son homologue russe lors d’une interview télévisée.

«Il est important d'analyser le stade actuel des relations avec les États-Unis», a déclaré Sergueï Lavrov à la chaîne de télévision Perviy Kanal, précisant qu’il ne résultait pas de l’interview de Biden, mais s’était développé au fil des ans.

Le ministre a indiqué qu’«un langage inapproprié» utilisé au cours de l’entretien du Président américain à la chaîne de télévision ABC avait démontré l’urgence d’une analyse en profondeur.

L’heure est à la synthèse

«Cela ne veut pas dire que toutes ces années nous n’avons fait qu’observer sans tirer des conclusions. Mais l’heure est venue de faire des généralisations», a-t-il résumé.

Insulte au pays et preuve d’impuissance

Cette rupture de Biden avec le langage traditionnellement prudent concernant les dirigeants étrangers a provoqué une vague de critiques à Moscou. Le président de la Douma russe (chambre basse du Parlement), Vyacheslav Volodine, a déclaré dans un communiqué que «Biden a insulté les citoyens de notre pays avec sa déclaration» à propos de Vladimir Poutine.

«C'est une crise de colère provoquée par l'impuissance. Poutine est notre Président, l'attaquer c’est attaquer notre pays», a-t-il ajouté.

Il a mentionné que malgré les décisions prises par Donald Trump pour des sanctions antirusses «sa rhétorique était conforme au niveau d’un chef d'État».

Lire aussi:

Une rencontre entre Parly et son homologue britannique aurait été annulée sur fond de crise des sous-marins
Un homme frappé au sol par un policier lors d'une intervention en Seine-Saint-Denis, ouverture d'une enquête - vidéo
Un avion militaire s'écrase dans une zone résidentielle au Texas - images
Tags:
États-Unis, Russie, Ned Price
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook