Actualités
URL courte
Par
Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (335)
158100
S'abonner

Le tribunal de district de La Haye examinant l’affaire du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines dans l’est de l’Ukraine en 2014 n’a pas reçu les images satellite des États-Unis, selon la juge Maria Kneif. L’enquête se poursuit.

Le dernier bloc d'audiences en phase préliminaire dans l'affaire pénale MH17 débutera en mai, celles sur le fond débuteront en juin. La juge néerlandaise Maria Kneif, responsable des relations avec les médias, a expliqué à RIA Novosti la situation autour des images satellite du lieu du crash du vol MH17, abattu en Ukraine en 2014, que la justice néerlandaise a demandées aux États-Unis.

«Le tribunal a chargé le juge d’instruction de mener l’enquête. Une partie de cette enquête est terminée; une autre, notamment celle concernant les images satellite, est en cours. Lorsque tous les documents seront reçus, ils seront inclus dans le dossier et tout cela sera discuté dans le cadre du procès public. Comme nous l’avons compris, certaines questions n’ont pas encore trouvé de réponses. Si les États-Unis répondent à notre requête, cela fera l’objet d’une discussion supplémentaire au cours du procès», a-t-elle répondu à la question sur les images satellite américaines.

Le tribunal néerlandais a plusieurs fois demandé aux États-Unis les images satellite prétendant montrer l’endroit d’où a été tiré le missile ayant abattu le Boeing de la Malaysia Airlines.

Les États-Unis avaient précédemment informé les Pays-Bas qu’ils ne pouvaient pas livrer de données supplémentaires sur le tir du missile, outre celles déjà fournies en 2014. Selon le juge Hendrik Steenhuis, qui préside le procès, le tribunal a demandé à la partie américaine l’autorisation de joindre à l’affaire les images satellite classifiées du tir du missile transmises aux services secrets des Pays-Bas. Une demande adressée dès 2014. En réponse, les Pays-Bas n’ont reçu qu’un mémorandum sans photos.

Procès sur le crash du vol MH17

Le procès sur le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines a débuté aux Pays-Bas le 9 mars 2020. Interrompues en raison de la pandémie de Covid-19, les audiences ont repris le 8 juin.

Trois citoyens russes –(Igor Guirkine, Sergueï Doubinski et Oleg Poulatov) et un Ukrainien (Léonide Khartchenko) sont jugés par contumace pour leur responsabilité présumée dans la catastrophe. Ils ont été désignés en juin 2019 dans le dernier rapport de la Joint Investigation Team (JIT) formée par les Pays-Bas après la catastrophe.

Le 17 juillet 2014, un Boeing 777 de Malaysia Airlines effectuant le vol MH17 entre Amsterdam et Kuala Lumpur s’était écrasé non loin de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, tuant les 298 passagers et membres d’équipage.

Les autorités ukrainiennes ont rejeté la responsabilité du crash sur les membres des unités d’autodéfense des républiques autoproclamées qui ont, de leur côté, déclaré ne pas disposer d’armes sol-air d’une telle portée.

Les enquêteurs affirment que l’avion a été abattu par un système sol-air antiaérien Bouk de fabrication russe tiré depuis une zone à l'époque contrôlée par les républiques autoproclamées.

Selon le procureur général adjoint russe Nikolaï Vinnitchenko, Moscou a remis aux Pays-Bas des documents prouvant que le missile appartenait à l’Ukraine et qu’il a été tiré depuis une zone contrôlée par l’armée ukrainienne. Les enquêteurs ont ignoré ces données. Toutefois, la justice du pays a reconnu au début du procès avoir reçu ces informations du parquet russe.

Dossier:
Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (335)

Lire aussi:

La Chine met-elle sur pied une invincible armada? - vidéo
Une journaliste d’Al Jazeera en direct près d’une tour à Gaza au moment où deux bombes la ciblent – vidéo
La police militaire russe arrête un convoi de blindés US dans le nord-est de la Syrie
Tags:
États-Unis, images satellite, MH17, Ukraine
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook