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Les forces de sécurité soudanaises sont entrées le 3 juin sur le site d'un rassemblement de manifestants dans le centre de Khartoum et des tirs ont été entendus, rapportent des témoins et des chaînes de télévision arabes, ce que les activistes ont qualifié de tentative de dispersion des manifestations devant le ministère de la Défense.

Le Conseil militaire à la tête du Soudan tente lundi de faire «disperser par la force le sit-in» devant le siège de l'armée où des milliers de manifestants réclament le transfert du pouvoir aux civils, a annoncé le mouvement de contestation.

Selon le Comité central des médecins soudanais, proche du mouvement de contestation, deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans la dispersion.

«Une tentative du Conseil militaire de disperser le sit-in par la force est en cours», a déclaré l'Association des professionnels soudanais (SPA), acteur majeur de la contestation, dans un communiqué.

Les protestataires exigent que le Conseil militaire cède le pouvoir aux civils pour assurer une «transition démocratique» après le renversement par l'armée du Président Omar el-Béchir le 11 avril, à la faveur d'un soulèvement populaire inédit.

«J'entends des bruits de coups de feu et je vois la fumée s'échapper de la zone de sit-in», a indiqué à l'AFP un témoin habitant à proximité.

La SPA a condamné un «massacre sanglant» appelant les Soudanais à «la désobéissance civile totale pour renverser le Conseil militaire perfide et meurtrier».

Elle a également appelé les «révolutionnaires» à se rendre dans les rues pour poursuivre leurs marches de protestation.

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Tags:
sit-in, manifestation, Soudan
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