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    Verre d’eau

    L’Algérie, le Maroc et la Tunisie parmi les 27 pays au taux de stress hydrique «élevé»

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    Afrique
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    Un humain sur quatre vit aujourd’hui dans un pays confronté à un stress hydrique «extrêmement élevé», indique l’Institut des ressources mondiales dans un rapport rendu public le 6 août. Sur les 17 pays ressentant un grand besoin d’eau, 12 sont situés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    La menace d’une crise de l'eau continue de s’étendre dans le monde. Ainsi, 17 pays — avec le Qatar, Israël et le Liban en tête — ressentent un stress hydrique extrême, révèle l’Institut des ressources mondiales (WRI). En outre, 27 autres pays sont confrontés à des niveaux de stress «élevés» précise l’organisation dans un rapport rendu public le 6 août.

    Moyen-Orient et Afrique du Nord en tête

    Sur les 17 pays ressentant un stress hydrique «très élevé», où vit un quart de la population mondiale, 12 se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

    L’Algérie et la Tunisie font partie pour leur part des pays au taux de stress hydrique «élevé», tout comme le Maroc qui, sur un total de 164 pays, se classe 22e. En effet la région du MENA, chaude et sèche, est par nature faiblement approvisionnée en eau et les changements climatiques compliquent encore plus la situation. Ainsi, selon la Banque mondiale, la région essuierait les pertes économiques les plus importantes dues à la pénurie d’eau liée au climat, estimée entre 6 et 14 % du PIB d’ici 2050.

    Les plus gros consommateurs d’eau dans ces pays sont l’agriculture, l’industrie et les besoins humains, notamment dans les villes.

    Que faire?

    Toutefois, souligne le rapport, il est toujours possible de remédier à la situation dans la région MENA. Ainsi, environ 82% des eaux usées de la région ne sont pas réutilisées, tandis qu’Oman, classé parmi les pays à stress hydrique «extrêmement élevé», traite 100% de ses eaux usées collectées et en réutilise 78%. Environ 84% de toutes les eaux usées collectées dans les pays du Conseil de coopération du Golfe sont traitées et 44% sont réutilisées.

    Les conclusions du rapport se veulent optimistes: le WRI estime qu’en prenant des mesures dès maintenant et en investissant dans une meilleure gestion, il est possible de résoudre les problèmes liés à l’eau sur la planète.

    Tags:
    industrie, agriculture, climat, pertes économiques, Conseil de coopération du Golfe (CCG), Oman, Maroc, Tunisie, Algérie, Afrique du Nord, Proche-Orient, stress, réchauffement climatique, crise, eau
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