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    Au Maroc, les scorpions ont tué 23 personnes depuis le mois de mai, un record

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    Un Marocain est mort dans la région de Marrakech-Safi, tué par une piqûre de scorpion, a rapporté la presse locale. Depuis le mois de mai, 23 personnes ont péri dans les mêmes conditions dans cette ville, un record jamais atteint.

    Au Maroc, un homme est mort d’une piqûre de scorpion à Douar près de Kelaa des Sraghna, dans la région de Marrakech-Safi, portant ainsi le nombre de décès à 23 depuis le mois de mai, a rapporté la presse locale.

    Le quotidien arabophone Al Akhbar a indiqué que les habitants de Douar ont déploré l’absence d'antidote dans les centres médicaux de proximité, ce qui contribue à l'accroissement du nombre de victimes, notamment chez les enfants.

    En 2018, la région de Marrakech-Safi a été classée première sur le territoire marocain concernant le nombre de cas de piqûres de scorpions, avec 8.662 victimes. 3.000 d’entre elles ont été enregistrées dans les villes de Kelaa des Sraghna et Essaouira, précise Al Akhbar.

    La riposte des autorités marocaines

    Le lundi 1er juillet, au Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), Anass Doukkali, le ministre marocain de la Santé, a présidé au lancement de la campagne nationale de lutte contre les piqûres et envenimations scorpioniques (PES) et de morsures de serpents. L’objectif de cette opération était la sensibilisation de la population aux risques de ce fléau, notamment en période estivale.

    «Au Maroc, environ 30.000 cas de piqûres et d'envenimations scorpioniques et 350 victimes de morsures de serpents sont recensés chaque année dans le royaume par le Centre national antipoison et de pharmacovigilance», a déclaré le ministre devant la presse, lors de la séance de lancement de la campagne. «La stratégie nationale de lutte contre les envenimations a permis de réduire nettement la létalité liée aux PES de 2,37% en 1999 à 0,18% en 2018 ainsi que la létalité par morsures de serpents de 8,9% en 2011 à 1,7% en 2018», a-t-il indiqué.

    Dans le même sens, le responsable a affirmé: «nous ne disposons plus de sérum contre les piqûres de scorpion depuis 2000, car il s’est avéré inefficace. Nous ne comptons que sur les médicaments pour faire face aux symptômes». «Si la situation devient alarmante, le patient est dirigé vers les urgences où il est suivi jusqu'à ce que son état se stabilise», a-t-il soutenu.

    ​Explicitant les objectifs qui ont été fixés pour cette campagne, M.Doukkali a déclaré que «l'ambition [était] de réduire à zéro le nombre de décès au Maroc, en améliorant la prise en charge au niveau hospitalier et en s'attaquant aux facteurs sociaux et environnementaux qui sont liés à ces piqûres».

    Chaque année, selon le CAPM, près de 170 personnes meurent de différentes intoxications, dont 50 de piqûres de scorpions et 8 à cause de serpents. Ces attaques surviennent dans 70% des cas au domicile des victimes.

    Tags:
    vaccination, vaccin, piqûre, scorpion, Maroc
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