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    Avec ses cake toppers, Marina Gnagne-Bledou séduit les mariés d’Abidjan

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    À la fois simples et branchés, les cake toppers opèrent depuis quelques d’années une percée dans l’univers du mariage à Abidjan. Des accessoires personnalisés dans lesquels Marina Gnagne-Bledou s’est spécialisée. Portrait d’une jeune entrepreneuse qui s’est spécialisée dans le bonheur.

    Un cake topper
    © Sputnik . Roland Klohi
    Un cake topper

    Exit le sujet de mariage, cette petite figurine, le plus souvent en porcelaine, représentant les mariés, place désormais au cake topper pour trôner fièrement au sommet du gâteau de mariage. C’est la nouvelle idée déco venue d’Occident et qui, depuis quelques années, charme plus en plus de mariés abidjanais.

    L’idée du cake topper est simple: voir son gâteau de mariage surplombé par un message personnalisé (prénoms, date de mariage, mot d’amour…) accroché à un ou deux fins bâtonnets en bois délicatement plantés dans le gâteau.

    Qu’ils soient découpés dans du carton, du plastique acrylique ou du bois, de couleur or, rose ou blanche, les cake toppers sont personnalisables à souhait et leur look contemporain ravit. Cela, Marina Gnagne-Bledou l’a parfaitement compris, elle qui s’est pleinement lancée dans la confection et la vente de ces accessoires tendance.

    Marina Gnagne-Bledou
    © Sputnik . Roland Klohi
    Marina Gnagne-Bledou

    Mère de trois enfants, titulaire d’un master en marketing et d’une maîtrise en espagnol, c’est en 2014, à l’époque de son propre mariage, que Marina Gnagne-Bledou, qui ne connaissait que les sujets de mariage, découvre les cake toppers. Dès lors, la future mariée en veut un sur son gâteau.

    «J’en ai d’abord cherché dans des boutiques de mariage, en vain. Puis, j’ai trouvé des boutiques qui en proposaient, mais il fallait passer commande en Europe et patienter deux mois pour en avoir. Un délai d’attente que je ne pouvais malheureusement pas me permettre», confie au micro de Sputnik Marina Gnagne-Bledou.

    La jeune femme de 34 est alors contrainte de se rabattre sur les sujets de mariage, mais prend la décision de faire en sorte que d’autres mariées aient ce qui lui a échappé. Profitant d’un séjour en Europe, elle se procure du matériel, dont un ordinateur et une machine de découpe au laser pour cake topper. Et se forme en ligne à son utilisation.

    «À la main, il n’est pas possible de réaliser les courbes parfaites des cake toppers. Avec cette machine, oui», explique-t-elle.

    En 2015, elle se lance dans la confection de cake toppers, avant de faire une pause pour se consacrer à la naissance de son enfant, puis de pleinement reprendre en 2017. Ses créations, qu’elle propose sur sa page Facebook «Smart Wedding», ne manquent pas d’attirer l’attention.

    «Actuellement, on est dans une époque où la plupart des gens veulent se distinguer, avoir leur touche personnelle. Ce désir d’affirmation de soi s’exprime aussi désormais à travers les cake toppers. Autrefois, il y avait les sujets de mariage –il y en a toujours–, mais la tendance évolue ces dernières années», poursuit au micro de Sputnik l’entrepreneuse.

    Les accessoires personnalisés sont de plus en plus tendance dans les mariages abidjanais. La demande est forte. Du coup, de janvier à août, les trois artisans de l’équipe de Smart Wedding ont confectionné une centaine de cake toppers, ce qui équivaut donc à une centaine de mariages.

    Un cake tooper sur un gâteau de mariage
    © Sputnik . Roland Klohi
    Un cake tooper sur un gâteau de mariage

    Des cake toppers que Smart Wedding peut se permettre de vendre l’unité à 5.000 francs CFA (7,6 euros). Un prix largement plus accessible que celui des produits importés, de même que celui des sujets de mariage.

    «Le marché du mariage, et des cake toppers en particulier, est très prometteur en Côte d’Ivoire et peut constituer d’intéressantes opportunités d’emploi pour les jeunes», soutient Marina Gnagne-Bledou, qui suit actuellement des cours en ligne de deux ans pour obtenir un certificat de wedding planer.

    Selon l’Institut National de la Statistique (INS), 26.316 couples se sont mariés en 2017 avec plus de la moitié (57,8%) dans le District d’Abidjan, soit 15.210 mariages. Les opportunités dans le secteur du mariage en Côte d’Ivoire sont donc réelles. Au point que Marina Gnagne-Bledou envisage à court terme de constituer Smart Wedding en société et d’organiser des masterclass pour faire profiter de son savoir-faire les jeunes qui en font la demande.

    Tags:
    Côte d'Ivoire, Abidjan
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