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Sur plus de 1.400 Marocains ayant combattu en Syrie, 153 prisonniers binationaux, dont la plupart portent des nationalités européennes, risquent la peine de mort s'ils sont envoyés être jugés en Irak. Le Centre d'analyse du terrorisme indique que les Kurdes proscrivent cependant la peine capitale.

Pas moins de 153 prisonniers marocains binationaux, dont la plupart sont titulaires de nationalités européennes, notamment française, belge et espagnole, ayant combattu dans les rangs de Daech* en Syrie où ils sont détenus, risquent la peine de mort s’ils sont envoyés en Irak pour être jugés, a rapporté le site d’information marocain Le 360.

Affirmant citer un rapport du Centre d’analyse du terrorisme (CAT) de Paris, Le 360 a indiqué que les combattants de Daech* détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS) risquent la peine de mort si cette faction décide de les juger ou de les remettre à l’Irak, qui avait auparavant annoncé sa disponibilité pour les juger. Les FDS, soutenus par Washington, détiennent plus de 60 % des terroristes marocains binationaux (hommes et femmes) sur les 153 prisonniers, précise le média.

Le CAT a cependant démenti avoir écrit que les prisonniers en question risquaient la peine de mort chez les Kurdes, car «leur système judiciaire interdit d’ailleurs la peine capitale».

Le Maroc, un exemple à suivre

En mars 2019, Washington a félicité Rabat d'avoir accepté de récupérer huit ressortissants marocains ayant pris part aux combats en Syrie, avait indiqué un communiqué relayé par Robert Palladino, le vice-porte-parole du département d'État américain, sur son compte Twitter. Par ailleurs, le diplomate a loué l'engagement du royaume chérifien dans la lutte antiterroriste. Auparavant, un responsable des Forces démocratiques syriennes avait annoncé, également sur Twitter, que les FDS avaient remis aux autorités marocaines des combattants arrêtés dans le nord-est de la Syrie.

La collaboration du Maroc concernant la question du rapatriement de ses ressortissants ayant combattu en Syrie pour qu'ils soient jugés dans leur pays, est considérée par les autorités américaines comme un exemple à suivre par toutes les autres nations. En ce sens, le même communiqué a souligné que le Maroc était «un partenaire hautement qualifié» au sein de la coalition internationale en Syrie, dirigée par les États-Unis qui «apprécient son engagement dans la lutte antiterroriste».

Dans son édition du 14 août, citant un rapport de l'Onu concernant le redéploiement des terroristes de Daech* dans les pays du Maghreb après leur déroute en Syrie et en Irak, le quotidien arabophone marocain Al Ahdath Al Maghribia a relevé que «1.473 combattants marocains» ont fait partie des troupes de Daech*. Leur retour éventuel dans la région constitue un véritable danger.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
coalition anti-Daech, Daech, peine de mort, condamnation, Syrie, Maroc
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