Afrique
URL courte
5215
S'abonner

Soucieux de décarboner plusieurs secteurs polluants et profitant de l’abondance de sites alliant un fort ensoleillement et des vitesses de vent élevées, le Maroc se lancera dès janvier dans l’hydrogène et l’ammoniac verts. Le royaume compte décrocher de 2 à 4% de parts du marché mondial.

L’Institut marocain de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen), associé à l’un des plus grands centres de recherche appliquée au monde, Fraunhofer, ainsi qu’à ses instituts, accélère le mouvement sur le Power-to-x, c’est-à-dire la transformation d’électricité en un autre vecteur énergétique, rapporte le portail marocain d’information économique Media 24.

«La baisse des coûts des énergies renouvelables et l’abondance de sites marocains alliant un fort ensoleillement et des vitesses de vent élevées ouvrent de nouvelles opportunités pour produire de l’hydrogène ou des dérivés sans CO2», explique le portail.

Avec le soutien du ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement, la réalisation de la plateforme dédiée à la recherche sur l’hydrogène et l’ammoniac verts commencera dès janvier.

Une technologie pour décarboner les secteurs polluants

Badr Ikken, directeur général de l’Iresen, a révélé que «le projet commencera par la mise en place d’un premier pilote pour tester plusieurs technologies de production d’hydrogène et de ses dérivés à base d’énergies renouvelables en tant que vecteur d’énergie pour la génération, le transport et le stockage de l’énergie mais aussi en tant que matière première».

Cette technologie est complémentaire aux énergies renouvelables et permettra de décarboner différents secteurs.

Le Maroc compte sur 2 à 4% du marché mondial

Selon Media24, les études menées au Maroc ont démontré que ce pays pourrait capter de 2 à 4% du marché mondial de l’hydrogène, dont les dérivés que sont l’ammoniac vert et le méthanol pourraient être rentables à court et moyen termes.

L'intérêt de l’Allemagne tient au fait de l’arrêt progressif de toutes ses centrales à charbon de 2022 à 2038 et du besoin d’importer des combustibles propres, notamment des molécules vertes.

Une Commission nationale de l’hydrogène déjà mise en place

Le site indique qu’un autre but consiste à faire du Maroc «un pionnier de la production de molécules vertes et permettre la mise en place d’un nouveau partenariat énergétique à forte valeur ajoutée. Une offensive très porteuse qui est très bien encadrée et diligentée».

Pour y parvenir, le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah, a déjà mis en place une Commission nationale de l’hydrogène vert et du Power-to-x, dont les représentants ont participé récemment à des rencontres ministérielles, des conférences et des visites de sites industriels.

Lire aussi:

Une meute de loups dévore un chien et oblige un homme à grimper dans un arbre en centre-ville – vidéo choc
Après son tweet sur Macron au théâtre, Bouhafs dit avoir «une vidéo terrible» du couple en fuite
La Russie bientôt deuxième producteur d’or mondial? «Elle sait que le système financier n’est pas viable»
Tags:
CO2, hydrogène, Maroc
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik