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Le silence électoral de trois jours touche à sa fin en Algérie où les électeurs choisiront le 12 décembre leur nouveau président. En revanche, les élections ont déjà commencé à l’étranger où les premiers bulletins de vote sont dépouillés.

Jeudi 12 décembre, les Algériens iront aux urnes pour élire leur nouveau Président. Mais le scrutin a déjà commencé à l’étranger.

Des électeurs moins nombreux que prévu en France

Le politologue et journaliste algérien Nureddin Laaraji a raconté à Sputnik comment se déroulaient les élections à l’étranger.

«Les résultats des élections à l’étranger sont encore inconnus parce que le dépouillement du scrutin continue. Le taux de participation le plus élevé a été enregistré à Londres et à Tunis. Par contre, en France il y avait moins d’électeurs que prévu à cause du boycottage», a-t-il indiqué.

Tournant «historique»

En vue du scrutin, al Hafnawi ben Amer Gul, membre de l’Autorité nationale indépendante des élections, a parlé à Sputnik de l’importance de la mise en place de cette nouvelle  institution censée éviter toute possibilité de fraude.

«Il est garanti aux citoyens que leur voix sera entendue et prise en considération lors de l’élection du candidat. Toute tentative d’influer sur la transparence et l’honnêteté du scrutin sera éliminée. C’est une étape importante dans l’histoire du pays», a-t-il déclaré à Sputnik.

Depuis le 9 décembre, soit trois jours avant la date du scrutin, les cinq candidats sont tenus d’observer le silence électoral aux termes de la législation algérienne.

Selon la commission électorale algérienne, près de 24,5 millions d’électeurs pourront participer au scrutin. Un million d’entre eux pourront voter à l’étranger où les élections ont déjà commencé.

Présidentielle du 12 décembre

Les électeurs algériens devront choisir jeudi 12 décembre qui remplacera le chef de l'État par intérim Abdelkader Bensalah qui avait remplacé le Président déchu Abdelaziz Bouteflika parti en avril. La campagne électorale s’est achevée le 8 décembre.

Parmi les 22 candidats ayant déposé leur dossier, cinq ont vu leur candidature validée par le Conseil constitutionnel: Azzedine Mihoubi, secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND) et ancien ministre de la Culture, Abdelkader Bengrina, président du parti El Binaa et ancien ministre du Tourisme, Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, Ali Benflis, président de l'Avant garde des libertés et ancien chef du gouvernement, ainsi qu’Abdelaziz Belaïd, secrétaire général du Front El Moustakbal (FEM).

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Tags:
silence, élection présidentielle, Algérie
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