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Les Camerounais sont appelés aux urnes ce dimanche 9 février pour les élections législatives et municipales. Une partie de l'opposition a appelé à boycotter le scrutin.

Les Camerounais élisent dimanche 9 février leurs députés et conseillers municipaux. L'enjeu des résultats résidera donc essentiellement dans le niveau de participation, une partie de l'opposition ayant appelé au boycott et les violences risquant de dissuader les électeurs d'aller aux urnes dans l'ouest et le nord.

À Buea, le chef-lieu du Sud-Ouest, l'une des deux régions où se concentre la minorité anglophone du pays, les bureaux de vote sont quasiment déserts une heure après leur ouverture à 8h00. Policiers et soldats, déployés en nombre, sont en revanche partout dans la ville. Dans le bureau de l'école publique francophone du quartier de la garnison militaire, une quarantaine de policiers assurent ainsi la sécurité, indique l'AFP.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où militaires et groupes armés indépendantistes s'affrontent depuis trois ans, connaissent une «hausse des homicides (...) à l'approche des élections», mettait en garde le 6 février Amnesty international.

Dans ces deux régions, où seulement 5% et 15% des inscrits avaient voté à la présidentielle de 2018 en raison de l'insécurité et du boycott par les partisans de l'indépendance, des groupes armés ont appelé les populations à ne pas voter et font tout pour les en dissuader, laissant redouter des violences ce 9 février.

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urnes, élections, boycott, Cameroun
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