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Libye après la mort de Mouammar Kadhafi (177)
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Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement libyen de Tobrouk, Abdul Hadi Al-Hweij, en visite à Moscou, a fustigé au micro de Sputnik l’arrivée dans son pays de «milliers de mercenaires». Il compte cependant sur un proche achèvement de la confrontation armée.

Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Tobrouk, Abdul Hadi Al-Hweij, en déplacement à Moscou, a révélé la présence en Libye de milliers de mercenaires transférés  depuis la Turquie. 

«Des milliers de mercenaires ont été transférés en Libye depuis la Turquie. Cela a été fait aux frais de la Libye par le gouvernement non reconnu. Pour eux, il est égal de savoir avec quelles mains et à quel prix s’emparer du pouvoir. De jour en jour ils perpètrent des crimes aussi bien à Tripoli que dans d’autres régions de notre pays. Leur gouvernement enlève souvent des citoyens d’autres États, dont des Russes», a-t-il déclaré dans une interview accordée à Sputnik.

Révoquer la reconnaissance d’un gouvernement qui «sponsorise les mercenaires»

Il a réclamé à ce propos que la communauté internationale, Russie comprise, révoque la reconnaissance du gouvernement de Tripoli.

«Nous exigeons que la communauté internationale, y compris la Russie, révoque sa reconnaissance de ce gouvernement. Il est étrange d’avoir affaire à ceux qui sponsorisent les mercenaires sur leur propre territoire et enlèvent des citoyens étrangers. En ce qui concerne les mercenaires, je tiens à ajouter que nous avons arrêté des Turcs et des Syriens», a-t-il enchaîné.

Une nouvelle tentative de «conquête de la Libye»

Le ministre a qualifié d’agression et de tentative de s’emparer du pays les actions turques sur le territoire libyen.

«Il s’agit, certes, non pas d’ingérence turque, mais d’une agression et d’une tentative de nouvelle conquête de la Libye par les Turcs», a-t-il signalé aux journalistes dans les couloirs de la IX conférence proche-orientale organisée dans le cadre du club de discussion international Valdaï.

Il a cependant exprimé l’espoir que le face-à-face interlibyen prendrait bientôt fin.

 «Nous espérons que l’agression turque sera bientôt terminée, que la confrontation armée prendra bientôt fin, que la capitale sera libérée et que les groupes armés illégaux seront dissouts», a-t-il résumé.

Dualité du pouvoir en Libye

Après le renversement et le meurtre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en 2011 sous l’impulsion de la France, la Libye a cessé, de fait, de fonctionner en tant qu’État unique. Le pays traverse actuellement une période de dualité du pouvoir. Le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, soutenu par les Nations unies et l’Union européenne, siège à Tripoli. Dans le même temps, un parlement élu par le peuple s’est installé dans l’est de la Libye, à Tobrouk. Les autorités de l’est du pays sont sous la protection de l'Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

Dossier:
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Tags:
Tripoli (Libye), Tobrouk, Libye
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