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L’Éthiopie s’est exprimée ce 5 juin sur les accrochages qui ont eu lieu la semaine passée à la frontière avec le Soudan, entre des milices éthiopiennes non gouvernementales et l’armée soudanaise, évacuant la probabilité d’un conflit armé, selon Al Aïn. L’armée soudanaise avait accusé son homologue éthiopienne d’avoir soutenu ces milices.

Dans une déclaration vendredi 5 juin au site d’information arabophone Al Aïn, le porte-parole du gouvernement éthiopien Ngosso Talahon a écarté la possibilité d’un conflit total avec le Soudan suite aux accrochages qui ont eu lieu le 28 mai à la frontière entre les deux pays, entre des milices armées éthiopiennes et l’armée régulière soudanaise.

«L’Éthiopie ne sera jamais une source de mal à son voisin et elle s’est toujours aidée pour la paix et la sécurité au Soudan et dans les autres pays de la région», a déclaré le responsable.

Des relations historiques

Rappelant que les frontières entre les deux pays sont ouvertes depuis 106 ans dans le cadre des relations d’amitié et de fraternité entre les peuples et les gouvernements des deux États, M.Talahon a ajouté que «ce genre de problèmes aux frontières sont habituels et arrivent partout dans le monde».

Alors que l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan s’apprêtent à s’assoir autour de la table des négociations sur la question épineuse et source de tensions des eaux du Nil, Ngosso Talahon a affirmé que son pays «n’entrera jamais en guerre contre le Soudan quels que soient les problèmes et privilégiera la voie du dialogue».

Il a par ailleurs annoncé que «des négociations sont toujours en cours» entre les deux pays pour régler le problème des frontières.

Une zone frontalière turbulente

Le 28 mai, l’Agence de presse soudanaise (SUNA) a annoncé la mort d’un capitaine de l’armée soudanaise et plusieurs blessés parmi les civils et les militaires suite à un accrochage sur le sol soudanais entre des milices non gouvernementales éthiopiennes et une unité de l’armée soudanaise dans la région de Barkat Noreen, dans l’État de Gadaref. Selon SUNA, ces incursions se répètent souvent durant les périodes des moissons agricoles. Des renforts de l’armée soudanaise ont immédiatement été dépêchés dans la région, précise la même source.

Lors d’une déclaration à la télévision nationale, le porte-parole de l’armée soudanaise, le général de brigade Amer Mohamed Al Hassan, a accusé l’armée éthiopienne d’avoir soutenu les milices qui se sont introduites sur le sol soudanais.

«Soutenues par l’armée éthiopienne, les milices ont attaqué de nombreuses zones le long de la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan et ont confisqué des ressources soudanaises», a-t-il déclaré, précisant que «l’armée soudanaise les a repoussées».

Et de conclure que le soudan souhaite «donner une chance à la diplomatie [pour régler le problème de la frontière, ndlr] avec l’Éthiopie, avant qu’une guerre totale ne soit déclenchée entre les deux pays».

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Tags:
Soudan, Éthiopie, frontière, zones transfrontières, fermeture des frontières
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