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Le chef du gouvernement tunisien a demandé à ses ministres «de le consulter, dorénavant, au préalable, avant de répondre affirmativement aux invitations du chef de l’État», indique Kapitalis qui estime que cette décision est la marque d’une relation tendue avec le Président de la République.

Depuis leur dernière rencontre le 23 septembre au palais présidentiel de Carthage, la tension entre le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, et le chef de l’État, Kaïs Saïed, est de plus en plus perceptible en raison d’un désaccord sur certaines nominations aux postes de responsabilité. En effet, le chef de l’exécutif a instruit ce mercredi 30 septembre ses ministres de le tenir au courant «au préalable» de tous leurs échanges avec la présidence de la République, selon le site d’information Kapitalis.

Ainsi, le média informe que M.Mechichi «a demandé à ses ministres de le consulter, dorénavant, au préalable, avant de répondre affirmativement aux invitations du chef de l’État, et de le tenir également au courant, par la suite, de tous les points qui auront été évoqués avec lui».

Dans le même sens, le chef du gouvernement a également signifié que les correspondances écrites avec les services du Président de la République «doivent passer exclusivement par la chefferie du gouvernement».

Enfin, Hichem Mechichi a expliqué ses directives par le souci de «concorder les décisions et les procédures avec la politique générale de l’État, dans le cadre de l’harmonie entre les institutions constitutionnelles».

Que se passe-t-il entre les deux hommes?

Selon Kapitalis, tout est parti de la visite qu’a rendue le 23 septembre Hichem Mechichi au Président Kaïs Saïed, au palais de Carthage.

En effet, le chef de l’État avait «réprimandé le chef du gouvernement devant la caméra pour avoir nommé des conseillers ayant coopéré avec Ben Ali», rappelle Kapitalis qui précise que M.Mechichi «avait très peu apprécié cet épisode».

Dans le même sens, le média indique que le Président Saïed a continué de s’ingérer dans le travail du gouvernement «en invitant des ministres pour leur donner des consignes, alors que cela ne fait pas partie de ses prérogatives [conformément à la Constitution, ndlr]».

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Tags:
premier ministre, relations publiques, relations, Kaïs Saïed, Tunisie
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