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Alors que les deux pays ont lancé en 1979 une étude sur sa faisabilité, le tunnel ferroviaire sous le détroit de Gibraltar reliant le Maroc à l’Espagne, qui peine à voir le jour, vient de recevoir un coup d’accélérateur, a rapporté le site d’information El Estrecho Digital.

L’idée de relier le Maroc à l’Espagne via un tunnel de près de 40 kilomètres creusé sous le détroit de Gibraltar a été lancée pour la première en 1869 par l’ingénieur français Laurent de Villedemil. Cependant, ce n’est qu’en 1979 que la première décision de mener des études concernant la faisabilité du projet a été prise par les deux pays dans le cadre d’un accord de coopération politique et économique signé par le souverain marocain Hassan II et son homologue espagnol, Juan Carlos.

Malgré plusieurs rappels de ce projet à différentes occasions, rien n’a été fait à ce jour pour commencer la construction du tunnel. C’est ainsi que la visite effectuée par le nouveau PDG de la société espagnole SECEGSA -chargée en 1979 avec son homologue marocaine la SNED de réaliser l’étude de faisabilité- à la ville de Tarifa, située dans le sud de l’Espagne, semble avoir donné un nouveau départ à ce projet, selon le site d’information El Estrecho Digital.

Ainsi, le média rapporte que le nouveau PDG de la Société espagnole d'études pour la communication fixe à travers le détroit de Gibraltar (SECEGSA), José Luis Goberna Caride, et son secrétaire général, Rafael Garcia-Monge Fernandez, se sont entretenu ces derniers jours avec le maire de Tarifa, Francisco Ruiz Giraldez. «Ils ont abordé l'objectif de développer conjointement des actions d'information, afin de contribuer à faire connaître ce projet historique d'ingénierie», ajoute-t-il.

«Un défi sans précédent» d’ingénierie

Les trois hommes ont estimé qu’«un tunnel ferroviaire creusé sous les fonds marins, fonctionnellement similaire à celui de la Manche mais avec une complexité géologique, était un défi sans précédent dans la construction de grandes infrastructures».

En 2018, la SECEGSA a publié une étude de faisabilité du projet qui concluait que le tracé le plus viable du tunnel était celui reliant la ville de Tarifa (Espagne) à celle de Malabata (région de Tanger, au Maroc). Long de 39 kilomètres, dont 28 sous la mer, à une profondeur de 475 mètres et avec une pente de 3%.

Le tunnel, qui sera équipé d’une voie ferrée, permettra d'établir un lien direct entre l'Europe et l'Afrique, reliant ainsi leurs réseaux de chemins de fer. Ceci représenterait un moyen de transport plus rapide que le bateau et moins coûteux que l'avion, notamment pour le fret et le transport de marchandises.

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Tags:
Gibraltar, tunnel, Espagne, Maroc
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