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«Avec les prix actuels, il faudrait un salaire minimum de 434 euros», soit une augmentation de 250%, pour compenser la perte du pouvoir d’achat des Algériens suscitée par la dépréciation de la monnaie, affirme le président de la centrale syndicale dans une déclaration à Ennahar TV.

Mardi 26 janvier, le président de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Salim Labatcha, tire à boulets rouges sur le gouvernement à cause de l’envolée des prix des produits alimentaires, suite à la décision de dévaluer la monnaie nationale.

Alors que le SMIC en Algérie est de 20.000 dinars (124 euros), le chef de la centrale syndicale affirme lors d’une déclaration à la chaîne Ennahar TV qu’«avec les prix actuels, il faudrait un salaire minimum de 70.000 dinars (434 euros), [soit une augmentation de 250%, ndlr] pour permettre aux citoyens de rattraper la perte de pouvoir d'achat provoquée par la hausse des prix qui poursuit des semaines durant sa courbe ascendante». Pour lui, l’exécutif «ne contrôle plus la situation économique du pays».

Inversement des priorités?

Dans le même sens, le président de l’UGTA fustige le fait que la question de l’importation des véhicules neufs posée la semaine dernière par le ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali Braham devienne la première préoccupation des Algériens au moment où beaucoup ont même du mal à se nourrir.

«Aujourd'hui, l'urgence c'est la sauvegarde de l'emploi, le sort des entreprises publiques qui sont menacées de fermeture, et pas l'importation des voitures», lance-t-il.

Le dinar algérien, qui s’échange actuellement à 161 dinars pour un euro, continue sa chute après une dépréciation de 20% en 2020, a mis en valeur à Tout sur l’Algérie (TSA) l’économiste Brahim Guendouzi.

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Tags:
produits alimentaires, prix, inflation, hyperinflation, Algérie
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