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Le royaume chérifien a fait «un investissement colossal pour construire des barbelés et des tranchées le long des frontières, qui sont équipés d’un système de surveillance ultramoderne» français, affirme un expert marocain en défense à TelQuel, commentant les informations sur la prolongation de 50 kilomètres du mur de sécurité.

Dans un entretien accordé au site d’information marocain TelQuel, l’expert en questions de défense Abdelhamid Harifi s’exprime sur la fin du prolongement du mur de sécurité séparant le Maroc du territoire du Sahara occidental à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie par les Forces armées royales (FAR).

En effet, dans une vidéo publiée le 4 mars par la chaîne du forum FAR-Maroc, des images satellites montrent un prolongement de 50 kilomètres dans la région de Touizgui, dans province d’Assa-Zag, à trois kilomètres du mur algérien.

Équipé d’«un système de surveillance ultramoderne» français

L’expert explique que la construction de ce mur répond à un besoin de sécurisation de la zone, notamment infiltrée par le trafic de drogue et l’immigration clandestine.

«Depuis quelques années, le Maroc a assuré ses frontières à l’est de Saïdia jusqu’à Figuig», affirme le spécialiste, soutenant qu’«il y a eu un investissement colossal pour construire des barbelés et des tranchées le long des frontières qui sont équipés d’un système de surveillance ultramoderne [acquis auprès de l’entreprise française Thalès lors de la visite de Nicolas Sarkozy en 2007 au Maroc, ndlr]».

Par ailleurs, il y a lieu de noter que les autorités algériennes ont constamment accusé le royaume chérifien d’inonder le pays avec la résine de cannabis. En effet, selon les données 2019 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), le Maroc est le premier producteur mondial de cannabis avec une quantité annuelle de 35.000 tonnes.

Quid des opérations militaires du Polisario?

Le Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) Ibrahim Ghali a mis fin au respect de l’accord de cessez-le-feu avec le royaume chérifien signé en 1991 sous les auspices de l’Onu. Cette décision fait suite à l’intervention le 13 novembre de l’armée marocaine pour prendre le contrôle du passage de Guerguerat. Depuis, l’escalade militaire va crescendo le long du mur de séparation entre le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, et le Maroc.

En effet, le 22 janvier, l'Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) a annoncé dans un communiqué relayé par l’agence de presse sahraouie (SPS) avoir mené des opérations militaires contre les Forces armées royales dans la région d’Ouarkziz, notamment dans les zones de Labaaj, Taref Buhanda et Touizgui.

Sollicité par TelQuel sur la teneur de cette note, Abdelhamid Harifi affirme que ces informations sont fausses. Selon lui, une opération militaire dans cette zone serait considérée par les FAR comme «une déclaration de guerre de la part de l’Algérie». «Pour que le Polisario puisse atteindre cette région, il doit obligatoirement traverser les lignes défensives algériennes, et si le Polisario arrive à les traverser, cela ne peut se faire qu’avec la bénédiction algérienne», conclut-il.

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conflit au Sahara occidental, Sahara occidental, Maroc
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