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Le politicien tunisien Nabil Karoui, incarcéré pendant la campagne présidentielle en 2019 dans le cadre d’une affaire de blanchiment, s’est vu condamné à une amande équivalente à six millions d’euros. Ses proches considèrent que les affaires le visant sont instrumentalisées à des fins politiques.

La justice tunisienne a condamné à une amende de six millions d'euros l'ex-candidat à la présidentielle et homme d'affaires Nabil Karoui, détenu dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent, a indiqué jeudi le parquet à l'AFP.

«Le tribunal de première instance de Tunis a condamné [Karoui, ndlr] à une amende de 19,5 millions de dinars», soit six millions d'euros, a déclaré le porte-parole du parquet, Mohsen Dali.

Cette affaire, ouverte depuis 2012, concerne des opérations d'exportation «sans déclaration à la douane sur les revenus», a-t-il ajouté, sans plus de détails.

M.Karoui, dont le parti Qalb Tounes est un soutien clé du gouvernement actuel, est également poursuivi depuis 2017 pour blanchiment d'argent et évasion fiscale.

L'homme de 57 ans avait été incarcéré pendant la campagne présidentielle en 2019 dans le cadre de cette affaire. Libéré sous caution en février dernier, en contrepartie d'une caution de 10 millions de dinars (soit plus de trois millions d'euros) qu'il n'a pas payée, la chambre d'accusation avait finalement annulé sa libération deux semaines plus tard.

Affaires politisées, selon les proches de Karoui

M.Karoui est actuellement en prison, depuis le 24 décembre 2020, sans qu'un procès ne soit en cours dans ce dernier dossier.

Ses proches, dénonçant de nombreuses violations de ses droits, déplorent une instrumentalisation de ces affaires à des fins politiques.

Fondateur de la principale chaîne privée tunisienne Nessma TV, qui appartient en partie à Silvio Berlusconi, Nabil Karoui était arrivé au second tour de l'élection présidentielle en 2019, avant de perdre face à Kaïs Saïed, un universitaire sans parti.

Son parti Qalb Tounes est arrivé deuxième aux législatives d'octobre 2019 en remportant 38 sièges sur 217 au parlement. La formation, qui détient actuellement 30 sièges après plusieurs démissions, s'est alliée au parti d'inspiration islamiste Ennahdha, première force au parlement.

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