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Les hôpitaux de Gauteng fonctionnent au-delà de 100% de leur capacité d’accueil. La situation a été exacerbée par la fermeture de l'hôpital Charlotte Maxeke et le manque de personnel médical pour soigner les patients», a déclaré Shabir Madhi, scientifique de renom et professeur de vaccinologie à l'Université de Witwatersrand (Johannesburg).

Il a ajouté que le département dédié aux patients de Covid-19 au sein de l'hôpital Chris Hani Baragwanath, à Johannesburg, dispose de 500 lits, alors que seulement 100 étaient mis en service en raison d'un manque de personnel.

«Pourquoi construire un établissement médical si vous ne pouvez pas le doter des ressources humaines nécessaires?», s'est demandé M. Madhi, déplorant qu'«il y a des cas de Covid-19 qui passeront jusqu'à trois jours sous oxygène sur des chaises en attendant qu'un lit soit libéré».

«Le fait que le pays se trouve dans cette situation est consternant, car nous savions que nous allions connaître une résurgence des infections», a-t-il déclaré.

Même son de cloche pour François Venter, professeur de médecine à l'Université de Witwatersrand, qui a souligné que la question de la disponibilité des lits dans les hôpitaux de la province de Gauteng suscite des inquiétudes croissantes.

Le système de santé de la province est sous pression, a-t-il déploré, notant que contrairement au message véhiculé par les autorités locales, le personnel soignant ne cessent de tirer la sonnette d'alarme quant à la situation qui règne dans les hôpitaux.

La ministre par intérim de la Santé, Mmamoloko Kubayi-Ngubane, a assuré récemment que du personnel militaire médical va être déployé dans la province de Gauteng pour aider à faire face à la troisième vague de la pandémie de la Covid-19 qui fait actuellement des ravages dans le pays.

A la traîne dans la course à la vaccination, le pays devait commencer à immuniser sa population de 59 millions au début du mois de février, avec un million de vaccins britanniques de l'alliance AstraZeneca/Oxford.

Ce premier lot avait été réceptionné début février en grande pompe, en présence du Président Ramaphosa. Mais quelques jours plus tard, une étude révélant une «efficacité limitée» du vaccin d'AstraZeneca contre le variant sud-africain baptisé 501Y.V2, avait contraint le gouvernement à suspendre sa campagne de vaccination.

L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 1,83 millions de cas positifs de coronavirus, dont près de 59.000 décès.

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