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Les inondations survenues au Burundi depuis mars dernier ont affecté plus de 52.000 personnes, selon un nouveau rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié au début de la semaine.

Des champs entiers de cultures ont été détruits par les inondations, indique l’OIM, précisant que les pertes sont estimées à "au moins une année de stocks alimentaires pour plus de 90% de Burundais, qui dépendent de l'agriculture de subsistance".

"Au cours des deux dernières années, de fortes pluies persistantes, suivies d'inondations, de glissements de terrain et de vents violents, ont fait monter les eaux du lac Tanganyika à des niveaux dangereux, engloutissant des routes entières, des marchés, des cours d’école et des églises", relève la même source.

Les riverains du lac Tanganyika, dont le niveau a augmenté suite aux intempéries, ont été particulièrement affectés ces dernières années, ajoute le rapport.

Deuxième lac le plus profond du monde, le lac Tanganyika est partagé entre le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et la République démocratique du Congo. Selon l’ONU, aucun de ces pays n'a été épargné par la dévastation.

Le Burundi fait partie des pays les plus vulnérables aux changements climatiques en Afrique et dans le monde. En mai 2021, le pays est-africain comptait 127.775 déplacés internes, dont 54% de femmes. Environ 85% de ces déplacements ont été provoqués par des catastrophes naturelles et des aléas climatiques.

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Tags:
Burundi, inondation, climat
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