Amérique du Nord
URL courte
Par
2192
S'abonner

Le gouvernement américain a pris la décision de retirer les Houthis de sa liste noire des groupes terroristes, a annoncé le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

Les États-Unis ne considéreront plus le mouvement Houthi comme une organisation terroriste à compter du 16 février, a annoncé vendredi le secrétaire d'État américain, Antony Blinken.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington continuerait néanmoins de «surveiller attentivement» les activités des rebelles chiites du Yémen et travaillait «activement» à identifier des individus en vue de sanctions ciblées, en particulier les responsables d'attaques contre des navires de commerce en mer Rouge et de tirs de missiles contre l'Arabie saoudite.

La désignation du mouvement Houthi comme organisation terroriste avait été l'une des dernières décisions de l'administration de Donald Trump.

Son successeur, Joe Biden, a annoncé le 4 février dernier la fin du soutien des États-Unis à la campagne militaire contre les Houthis lancée en 2015 au Yémen par une coalition sous commandement saoudien, jugeant que cette guerre devait cesser.

Selon les Nations unies, ce conflit, qui a fait des dizaines de milliers de morts, dont beaucoup de civils, est à l'origine de la plus grave crise humanitaire actuelle au monde, avec 80% de la population ayant besoin d'aide et des millions de personnes confrontées à la famine.

Selon beaucoup d'experts et de gouvernements, la décision de l'administration Trump faisait craindre que les sanctions imposées aux Houthis en vertu de la désignation du groupe comme terroriste entravent l'acheminement de l'aide humanitaire.

«Cette décision est une reconnaissance de la situation humanitaire désespérée du Yémen», a déclaré Antony Blinken dans son communiqué.

Trois chefs houthis toujours sanctionnés

Cependant, a ajouté le secrétaire d'État, les États-Unis maintiendront des sanctions contre trois dirigeants du mouvement soutenu par l'Iran, Abdoul Malik al Houthi, Abd al Khalik Badr al Houthi et Abdoullah Yahya al Hakim.

«Les actions d'Ansarallah [autre nom du mouvement, ndlr] et son intransigeance prolongent ce conflit et ont un lourd tribut humanitaire», a-t-il déploré.

Lire aussi:

Une jeune femme violée dans le métro parisien, son agresseur déjà arrêté 11 fois pour des infractions sexuelles
Scènes de violences urbaines à Lyon entre la police et des habitants d'un quartier – vidéos
«Ça ne suffit pas»: les autorités exhortent les soignants à se faire vacciner «très rapidement»
Tags:
menace terroriste, Antony Blinken, Houthis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook