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Dans ses mémoires dont des extraits viennent d’être publiés par le Washington Post, Hunter Biden raconte ses mésaventures au sein du conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma. Accusé de corruption, il se confie également sur sa toxicomanie et sa vie familiale.

Dans son ouvrage autobiographique intitulé «Beautiful Things» (Belles choses) à paraître le 6 avril, Hunter Biden, 51 ans, fils cadet de l’actuel Président américain, relate avoir dépensé l’argent gagné en tant qu'administrateur du groupe gazier ukrainien Burisma dans l’alcool et la drogue. Des extraits ont été publiés ce jeudi par le Washington Post.

Avocat de formation, il a été critiqué pour avoir accepté ce poste en Ukraine en 2014, alors que son père était vice-Président des États-Unis. Dans son livre, il assure que si c’était à refaire, il ne rejoindrait pas le conseil d'administration de la société, soulignant cependant n'avoir «rien fait qui soit contraire à l'éthique».

Ils «n'ont rien fait d'illégal»

L'argent qu'il a gagné au sein de Burisma a contribué à alimenter son addiction à l'alcool et à la drogue, qui a fait dérailler ses relations avec sa famille, mais aussi sa carrière, poursuit-il. Après la mort de son frère Beau d'un cancer en 2015, il a lutté contre cette dépendance avec plusieurs cures de désintoxication ponctuées de quelques rechutes.

«Au cours des cinq dernières années seulement, mes 20 ans de mariage se sont dissous, des armes à feu m'ont été portées au visage. Et à un moment donné, j’ai disparu de la circulation, vivant dans des motels à 59 dollars la nuit [...], effrayant ma famille encore plus que moi-même», écrit-il.

Il reconnaît que la carrière politique de son père l'a aidé à bâtir la sienne, mais soutient qu’aucun des deux n'a jamais rien fait d'illégal, en particulier concernant Burisma.

Burisma et les Biden

Burisma est un groupe de plusieurs sociétés gazières et pétrolières ukrainiennes. Selon un rapport d’enquête parlementaire rédigé en 2020 par des sénateurs républicains, les relations de Hunter Biden avec Burisma étaient «gênantes» pour le gouvernement des États-Unis. En outre, elles auraient entravé l’application de mesures anticorruption en Ukraine.

Alors vice-Président sous Barack Obama, Joe Biden était chargé de superviser la politique ukrainienne. Fin 2015, il notait lors d’un point presse avoir parlé «plus de mille heures» avec le Président de l’Ukraine Petro Porochenko. Il a notamment exigé en 2016 le limogeage du procureur général ukrainien Viktor Chokine qui avait lancé une enquête sur Burisma où travaillait son fils Hunter. Il a été en effet limogé et l’enquête suspendue.

Le parquet général ukrainien a finalement statué que le fils de Joe Biden n’était pas coupable de violations de la législation nationale.

Accusations de Trump

Au cours de sa présidence, Donald Trump a accusé le père et le fils Biden de corruption en lien avec la nomination de Hunter à Burisma. En 2019, il a demandé à son homologue Volodymyr Zelensky de lancer une enquête. Par la suite, la chambre des représentants a initié une procédure de destitution contre le 45e Président des États-Unis. Les démocrates l’accusaient d'avoir cherché à faire pression sur M.Zelensky afin que Kiev ouvre une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden et sur Joe Biden, alors potentiel adversaire démocrate de Trump lors de la présidentielle de novembre 2020. Le Sénat, où les républicains étaient majoritaires, a cependant acquitté Donald Trump en février 2020.

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Tags:
Joe Biden, corruption, Hunter Biden
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