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Donald Trump a salué les campagnes de vaccinations américaines, tout en appelant à respecter le choix des non-vaccinés. De plus en plus d’employeurs imposent l’injection à leurs salariés.

Alors que certains États américains durcissent le ton sur la vaccination obligatoire, Donald Trump a pris le contrepied sur Fox News. L’ancien Président a déclaré que les vaccins étaient «formidables» et a recommandé leur utilisation, tout en insistant sur la liberté de ne pas vouloir en bénéficier.

«Je suis un grand fan des vaccins. Je suis l’un de ceux qui ont permis qu’ils arrivent si vite […]. Mais je suis également un grand fan de nos libertés. Les gens doivent faire leur propre choix. Je recommande de faire le vaccin. Mais si certaines personnes ne le veulent pas, je crois en leur choix et en leur liberté», confie Donald Trump sur Fox News.

Le 45e Président des États-Unis a encore vanté son action en matière de recherche médicale, affirmant que les vaccins avaient mis «neuf mois» à être élaborés, au lieu de cinq ans. L’homme d’affaires assure que si son administration n’avait pas agi, le bilan se chiffrerait à «près de 100 millions de morts».

Donald Trump a également souligné l’importance d’ouvrir les écoles et d’assurer l’enseignement des enfants, malgré la crise sanitaire. La rentrée scolaire pourrait en effet donner lieu à de nouvelles controverses aux États-Unis, notamment autour du port du masque.

Le Centre de lutte et de prévention des maladies (CDC) préconise en effet son port pour les élèves et enseignants, qu’ils soient vaccinés ou non. Une recommandation qui a du mal à passer en Floride, où le gouverneur Ron DeSantis menace de couper les fonds aux écoles qui réimposeraient les masques.

Ces dernières semaines, le variant Delta semble avoir changé la donne auprès des plus jeunes dans le pays. Il représentait la majorité des 72.000 cas enregistrés chez les enfants et adolescents durant la dernière semaine de juillet, selon l’Académie américaine de pédiatrie.

Vers la vaccination obligatoire?

Face à la nouvelle flambée épidémique, certains songent à rendre obligatoire la vaccination dans certains secteurs.

À New York, le maire Bill de Blasio a annoncé que tous les fonctionnaires de la ville devront se faire vacciner ou se soumettre à un test de dépistage hebdomadaire. Plus de 300.000 personnes sont concernées, chez les policiers, les pompiers et les enseignants. Même son de cloche à San Francisco où 35.000 employés de la ville devront recevoir une injection, sous peine de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.

Fin juillet, une cinquantaine d’associations représentant le corps médical ont également milité pour la vaccination obligatoire des soignants. Certains hôpitaux appliquent déjà la mesure.

Dans le secteur privé, nombre d’entreprises s’y mettent aussi. United Airlines a ainsi annoncé vouloir rendre la vaccination obligatoire pour tous ses employés sur le sol américain, soit 67.000 personnes, d’ici fin octobre. Le géant de la viande Tyson Foods exigera également de ses salariés travaillants dans les bureaux comme dans les abattoirs qu’ils soient vaccinés à partir du 1er novembre. Dans la Silicon Valley, Google, Facebook et Microsoft ont pris des décisions semblables.

Début août, CNN a renvoyé trois de ses employés non vaccinés venus travailler, la chaîne ayant annoncé que la vaccination était obligatoire pour retourner au bureau. «Soyons clairs, nous avons une politique de tolérance zéro à ce sujet», prévenait le patron de CNN, Jeff Zucker, dans un mémo relayé sur Twitter par un journaliste de la chaîne.

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Donald Trump, Covid-19, vaccin, vaccination, obligation vaccinale, États-Unis, CNN
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