Amérique du Nord
URL courte
Par
4743
S'abonner

Critiqué par Donald Trump depuis son départ de la Maison-Blanche, Joe Biden lui rend la monnaie de la pièce. Lors de son discours en soutien à l’actuel gouverneur californien à la veille du «scrutin de rappel», Joe Biden a fait un parallèle entre celui-ci et l'ex-Président en se signant à l’évocation de son nom.

Les souvenirs de sa confrontation avec Donald Trump semblent être toujours vifs, Joe Biden ayant fait un signe de croix lundi 13 septembre après avoir mentionné son ex-rival républicain. La scène s’est déroulée lors d’un discours tenu à Long Beach, près de Los Angeles, alors que le Président invitait les électeurs californiens à soutenir le gouverneur actuel Gavin Newsom.

La Californie doit prendre ce mardi 14 septembre sa décision sur la révocation de ce dernier, lequel espère pourtant rester en poste et battre son principal rival républicain, Larry Elder.

Selon une disposition de la Constitution californienne, des électeurs mécontents peuvent organiser un «scrutin de rappel» pour destituer le gouverneur. Le lancement de cette procédure nécessite les signatures d’au moins 12% des votants de la précédente élection, soit environ 1,5 million.

Ce seuil a été atteint par des Républicains plus ou moins ultraconservateurs et d'autres habitants désabusés par l’impact économique et sanitaire du Covid-19 et les mesures prises par Gavin Newsom pour juguler la propagation de l’épidémie.

Le Président a qualifié Larry Elder de «clone de Donald Trump» en présentant le gouverneur actuel comme un rempart contre «les sombres politiques, destructrices et sources de discorde de Donald Trump».

​«Vous savez tous que l'année dernière, j'ai affronté le vrai Donald Trump», a déclaré Joe Biden en faisant un signe de croix avant d’esquisser un sourire et de poursuivre son discours sous les acclamations du public.

Les relations entre Biden et Trump

Anciens adversaires lors de la présidentielle 2020, Joe Biden et Donald Trump n’ont jamais entretenu de bonnes relations. Ce dernier a longtemps refusé de reconnaître sa défaite, arguant à maintes reprises de fraudes électorales et lançant plusieurs actions en justice. Il a déclaré que l’élection avait été «truquée» et «volée».

Son refus d’accepter les résultats de la présidentielle a même provoqué une forte réaction de la part de ses partisans. Le 6 janvier, des manifestants ont forcé l’entrée du Capitole, un assaut ayant entraîné quatre morts et de multiples blessés, dont des émeutiers et des policiers.

Près de 500 personnes ont été interpellées en lien avec les faits. Alors que la création d’une commission d’enquête a été approuvée à la Chambre des représentants, où les Démocrates sont majoritaires, les dirigeants républicains lui ont fait barrage au Sénat.

Il a fallu sept mois à M.Trump pour admettre sa défaite sur Fox News. Il n’a pour autant pas exclu de se présenter à la présidentielle 2024.

Depuis le 28 février, date de sa première prise de parole en public après son départ de la Maison-Blanche, il ne cesse de critiquer Joe Biden.

La dernière pique date du 11 septembre lorsqu'il a pointé «l'horrible» retrait des troupes américaines d'Afghanistan et «l'incompétence» de Joe Biden dans sa gestion de la fin de la plus longue guerre des États-Unis.

Lire aussi:

Paris et Moscou s'entendent pour discuter de leur différend sur le champagne
Une voiture fonce sur une terrasse en centre-ville de Fontainebleau, plusieurs blessés
Sous-marins: Canberra et Washington réagissent au rappel des ambassadeurs français
Tags:
États-Unis, Joe Biden, Donald Trump
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook