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Les candidats de l’opposition de droite sont arrivés en tête des élections primaires pour les législatives du 14 novembre prochain en Argentine, selon les résultats officiels provisoires rendus publics dimanche soir.

La loi électorale en Argentine oblige les partis politiques à organiser ces primaires « ouvertes, simultanées et obligatoires » (PASO) qui permettent de définir les candidats officiels qui seront en lice pour les législatives.

La coalition « Ensemble pour le changement », conduite par l’ancien président Mauricio Macri, a remporté la majorité des voix dans les grands centres urbains du pays (Buenos Aires, Cordoba, Mendoza) et dans 17 des 24 provinces que compte le pays.

Dans la ville de Buenos Aires, les deux listes qui se disputaient la candidature de la coalition « Ensemble pour le changement » ont totalisé plus de 48% des voix, soit le double des voix obtenus par la coalition au pouvoir « Le Front de Tous ».

Deux grandes surprises de cette élection sont particulièrement commentées : l’avantage de 5 points (38%) obtenu par l’opposition face à la coalition au pouvoir dans la province de Buenos Aires, qui concentre quelque 38% des électeurs du pays et occupe de ce fait une place centrale sur l’échiquier électoral.

La deuxième grande surprise est la chute de la coalition au pouvoir dans son bastion électoral de la province de Santa Cruz avec 12 points de différence (26% contre 38% pour l’opposition).

Commentant ces résultats provisoires, l’ancien président Maurici Macri a estimé qu’il s’agit d’un message clair pour "la fin du populisme", ajoutant que les Argentins ont dit "assez pour le mensonge, pour l’ineptie et pour la mauvaise gestion » de la pandémie.

Pour sa part, le président Alberto Fernández a reconnu la défaite de la majorité dans ce test grandeur nature, en promettant d’écouter les doléances des électeurs avant les législatives prochaines.

« Nous n'avons pas fait quelque chose de bien pour que les gens ne nous accompagnent pas tel que nous l’aurions souhaité », a affirmé le chef de l’Etat devant ses partisans visiblement irrités par l’ampleur de la défaite.

« Nous écoutons tous le verdict du peuple. Évidemment, il y a des erreurs que nous avons commises, nous apprenons des erreurs. De toute évidence, il y a une demande que nous n'avons pas satisfaite et à laquelle nous serons attentifs dès demain», a promis Alberto Fernandez.

Quelque 67% des 34 millions d'électeurs se sont rendus dimanche aux urnes, selon le ministère de l’Intérieur.

Les législatives de mi-mandat prévues en novembre prochain devront renouveler la moitié de la Chambre des députés (127 sièges) et le tiers du Sénat (24)

Selon les premières analyses, la majorité pourrait perdre la quorum au Sénat si le vote de ce dimanche se répète à l’identique le 14 novembre prochain, ce qui pourrait annoncer « un tsunami de l'opposition qui présage des heures dramatiques pour le gouvernement », selon l’éditorialiste du grand quotidien La Nacion.

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