Des musulmans exigent des vaccins «halal» pour leurs enfants en Grande-Bretagne

Des parents musulmans britanniques ont refusé de laisser leurs enfants se faire vacciner contre la grippe après que le Conseil musulman de Grande-Bretagne a décidé que le traitement «n’était pas halal». Leur réaction pourrait «augmenter le risque d'une épidémie majeure de grippe».
Sputnik

En Grande-Bretagne, tous les enfants en bonne santé âgés de deux à dix ans devront se faire vacciner le mois prochain dans le cadre d’un nouveau programme national de vaccination contre la grippe. Cependant, des parents musulmans auraient refusé de donner leur autorisation en raison du fait que le vaccin contient de la gélatine de porc, une substance translucide tirée du cochon et donc interdite de consommation selon les préceptes musulmans, indique le Telegraph.

Les responsables de la santé publique du Royaume-Uni craignent ainsi que les enfants musulmans soient exclus du programme de vaccination, ce qui pourrait «augmenter le risque d'une épidémie majeure de grippe».

Les vaccins contre la grippe porcine reconnus sans danger pour les femmes enceintes
Dans le même temps, le Dr Shuja Shafi, président du comité de recherche et de documentation du Conseil musulman de Grande-Bretagne, a rapporté au Telegraph: «Nous avons consulté les chercheurs et c'est ce qu'ils pensent … nous avons besoin d'un autre vaccin, qui soit halal.»

Actuellement, il existe une version injectable du spray qui ne contient pas de gélatine de porc, mais cette alternative n'est actuellement administrée qu'aux enfants à haut risque et est considérée comme «moins efficace» car elle ne réduit pas bien la propagation de la grippe et peut nécessiter deux doses.

Le docteur Mary Ramsay, responsable de la vaccination à l’organisme britannique de santé publique Public Health England (PHE), a expliqué au Telegraph: «Notre première priorité est de nous assurer que les vaccins sont sûrs et efficaces.» Le PHE «encourage les parents à demander conseil à leurs chefs religieux ou à ceux de leur communauté avant de prendre leur décision.»

Discuter