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    Dans l'année croisée France - Russe, il n'y a pas que de l'officiel.


    Dans l'année croisée France - Russe, il n'y a pas que de l'officiel. Quand l'année a été inaugurée en janvier 2010, il était clair, que le sujet ne saurait pas rester uniquement dans le cadre sollenel de la célébration de l'héritage culturel. Des milliers de liens informels nouent nos deux pays, liens entre collègues, associations, défenseurs d'une cause - entre représentants de la société civile qui ne sont pas toujours d'accord avec la réalité, qui veulent parler et se faire entendre.

    Dans la logique de leurs actions menées depuis le début de l'année France-Russie, un groupe informel d'associations et d'ONG, le collectif du « Off » a organisé du 9 au 11 juillet un événement inédit en France. A quelques jours des cérémonies du 14 juillet, symbole du faste officiel, la manifestation "La Russie, l'autre visage", montée avec le soutien de la Mairie de Paris, est devenue une touche bien française dans le tableau général de l'Année. Touche française, c'est à dire, contestatrice, engagée, râleuse. En effet, dans la pure tradition de militantisme, l'événement, ouvert au public sous un grand chapiteau a  présenté une exposition, des débats et des projections de films destinés à évoquer un visage de la Russie que l'on connaît assez mal en France : la Russie des minorités sociales, culturelles, économiques, politiques, sexuelles, qui constituent aussi la société civile russe. Sur le parvis de l'Hôtel de ville, on a entendu une dizaine d'ONGs russes, dont le Mémorial, le musée Sakharov, le Comité des mères de soldats de Saint-Petersbourg, de la Vague écologique du Baïkal, de l'Institut de l'Action collective. La plupart sont venues pour la première fois en France pour présenter leurs actions et répondre à toutes les questions des visiteurs, nombreux devant l'Hôtel de Ville en plein week-end estival, expliquer comment ils oeuvrent quotidiennement à construire une société plus juste. Autant de nouveaux visages et de nouvelles rencontres.

    Bien sûr, à comparer avec l'exposition du Grand Palais ou d'autres manifetations majeures, le chapiteau, symbole de fragilité en soi, a manqué d'ampleur, de durée, de moyens tous simplement. L'ambiance qui y règnait était informelle, les discours passionnels et engagés, loin de la pondération diplomatique. Et c'est là, l'intérêt de l'événement. Le chapiteau du Off a fait voir les forces vives d'une société qui, progressivement, se structure pour apporter ses réponses aux défis qui la traversent.

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