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    Le vice-premier ministre Alexandre Joukov sur la coopération franco-russe

    Le vice-premier ministre Alexandre Joukov sur la coopération franco-russe

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    Les deux jours du colloque scientifique franco-russe Economie, politique et société: nouveaux défis et perspectives à l'Université d'État Ecole des Hautes Etudes en Sciences Economiques à Moscou sont un événement majeur du programme de l'année croisée France-Russie.


    Les deux jours du colloque scientifique franco-russe Economie, politique et société: nouveaux défis et perspectives à l'Université d'État Ecole des Hautes Etudes en Sciences Economiques à Moscou sont un événement majeur du programme de l'année croisée France-Russie. Les propos de notre envoyé Igor Iazon.

    En ouvrant le colloque le chef de l'université Iaroslav Kouzminov a annoncé qu'il rassemblait 250 professeurs, chercheurs, fonctionnaires et hommes d'affaires russes et 150 leurs homologues français. Nous vous proposons plusieurs fragments du discours de l'adjoint au président de l'équipe russe du comité d'organisation de l'année croisée France-Russie, Alexandre Joukov:

    "Parmi les partenaires occidentaux de la Russie il est difficile de trouver un autre pays avec qui nous ayons des relations aussi riches et constructives que la France. A la base de notre partenariat avec la France que nous qualifions de plein droit de stratégique il y a beaucoup de facteurs les plus variés. C'est notamment les liens historiques profonds entre nos deux pays, la sympathie sincère de nos peuples envers l'un l'autre, d'importants intérêts mutuels économiques et commerciaux, la communauté des approches aux principes de la politique internationale et la communauté de vision sur l'architecture du monde de demain. Et la manifestation la plus éclatante de nos relations est devenue, bien sûr, l'année France-Russie."

    "Aujourd'hui je voudrais parler plus en détail de nos relations économiques parce que la France a été et reste en perspective un des partenaires d'affaires les plus importants de la Russie et parmi les 400 sociétés françaises travaillant en Russie il y a pratiquement tous les chefs de file de l'industrie de la France. C'est Renault, Total, Airbus, Citroën et nombreux autres. Le volume des investissements français a pour la première fois atteint 10 milliards de dollars l'année dernière et a donc dépassé le volume des investissements des Etats-Unis. Mais ce qui est probablement encore plus important que les chiffres, c'est la nouvelle qualité des investissements français en Russie. Ces dernières années nous avons réussi à sortir du cadre de nos relations économiques traditionnelles et aujourd'hui les domaines d'investissements français en Russie deviennent plus larges. Sur l'exemple de la France et de la coopération avec les sociétés françaises nous mettons au point l'idéologie de transition de notre économie pas encore très efficace vers une économie fondée sur les connaissances et les hautes technologies ce qui va aider la modernisation de la Russie."

    Selon le vice-président du gouvernement russe, la crise mondiale est devenue une épreuve importante pour tous les pays. Mais, à l'honneur des Russes et des Français, on peut dire que notre partenariat a réussi cette épreuve: aucun gros projet commun n'a été annulé. Bien plus, à la dernière séance en date de la Commission intergouvernementale en octobre on a signé une trentaine d'accords commerciaux et gouvernementaux franco-russes. Nos collègues français ont porté beaucoup d'intérêt à l'initiative russe Partenariat pour la modernisation et au cours de la prochaine séance de la Commission intergouvernementale en décembre à Moscou nous projetons de signer une déclaration bilatérale comportant le programme d'actions concrètes dans cette direction.

    "Nous avons l'intention de créer activement nos propres industries de hautes technologies, fondées sur les progrès les plus récents des sciences en Russie et à l'étranger, sans hésiter à emprunter ces technologies aux pays ayant atteint un niveau technologique supérieure de leur économie. Les partenaires français ont confirmé leur volonté de partager avec nous leurs progrès, et de prêter notamment leur assistance technologique dans la création de la cité des sciences Skolkovo. Il est évident pour nous que l'avenir dans les relations économiques avec la France consiste non seulement à augmenter le volume du commerce extérieur mais plutôt à élargir les projets industriels communs de hautes technologies dont la production sera demandée en Russie et en France tout aussi bien que sur les marchés des pays tiers."

    Alexandre Joukov a noté l'importance de l'élargissement des échanges professionnels et académiques, notamment l'embauchage des spécialistes français de haute qualification et la coopération entre les universités de nos pays. Il a cité comme exemple le projet commun de l'Université d'État technique Bauman de Moscou et de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Saint-Etienne sur la création à Moscou de l'Institut franco-russe des sciences et éducation. Parmi les pays de l'Union européenne, a noté Alexandre Joukov, la France est un des partisans les plus conséquents du passage au régime sans visas avec la Russie de quoi Paris a officiellement informé la Commission européenne. Tout cela nous permet non seulement de regarder avec optimisme dans l'avenir des relations franco-russes mais aussi de créer une base solide à notre coopération dans la solution des problèmes globaux de la modernité, y compris de ceux qui sont discutés aux sommets du G8 et du G20.

    Lundi le 1 novembre notre envoyé Igor Iazon va exposer le bilan du colloque franco-russe Economie, politique et société: nouveaux défis et perspectives à Moscou avec l'interview de Christian de Boissieu, professeur, président délégué du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre de la République Française.

     

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