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    Boite aux lettres 12.11.10

    Boite aux lettres 12.11.10

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    Après la revue du courrier nous parlerons des vaisseaux spatiaux « Soyouz »

     


     

    Après la revue du courrier nous parlerons des vaisseaux spatiaux « Soyouz » et des projets de la création d’un hôtel spatial, des réserves nationaux et de la restauration du Théâtre Bolchoï.  

    Comme d’habitude nous avons reçu quelques rapports d’écoute. Nous étions très contents de recevoir un rapport de Daniel Thielin de Saint-Germain sur Meuse. « C’est avec plaisir que je vous envoie ce mail contenant un rapport d’écoute de vos programmes en Français du 19 octobre 2010. Comme vous pouvez le constater, je reste fidèle auditeur de vos émissions  et je vous écris dès que je peux. En ce moment la réception de vos programmes est assez difficile sur ondes courtes, espérons que cela s’améliore avec le changement d’heure. Merci de bien vouloir me confirmer cette écoute par une de vos très jolies cartes QSL ».

    Voila ce qu’écrit l’auditrice fidèle de la « Boite aux lettres » Mlle Meriem Sabine Amrane D’Algérie : « Je tenais à vous féliciter pour votre réponse sur l’art populaire russe Gjel, diffusé le 29 octobre. Elle était passionnante et permettait aux non-connaisseurs de découvrir les racines de ce style aujourd’hui très en vogue. Le Gjel est un phénomène artistique original, profondément russe, lié à la culture de l’ancienne Russie et la philosophie populaire ; elle se signale par l’originalité de ses sujets et de ses procédés formels et plastiques ». Encore bravo et merci pour les voyages que vous nous permettez d’effectuer en vous écoutant ».

    Un nouvel auditeur Michel Baudoin de Boulay nous a envoyé un rapport d’écoute, selon lui, la qualité de la réception était bonne : « parfaitement audible et agréable à écouter ». « J’espère que vous voudrez bien me faire parvenir votre carte QSL pour confirmer mon écoute et me permettre d’avoir un souvenir de votre station. Je vous en remercie d’avance et vous adresse mes amitiés les plus sincères ».

    Paul Jamet d’Argenteuil a envoyé cinq rapports d’écoute : « Voici une photo de mon récepteur DRM. Actuellement j’ai perdu le contact avec la « Voix de la Russie » sur 9880kHZ. J’espère que les fréquences d’hiver seront bientôt affichées sur le site web de la « Voix de la Russie » ».

    Elles y sont déjà affichées et tous les auditeurs peuvent les trouver sur le site www.ruvr.ru. Paul Jamet continue : « J’ai écouté le Courrier des auditeurs » du 17 octobre et « La Culture et les Arts ». Des écoutes réalisées via le web. J’ai beaucoup apprécié les explications concernant le DRM en Russie, merci d’avoir pris le temps d’une réponse aussi détaillée ».

    Bernard Watelet de Clermont-Ferrand nous a envoyé trois rapports d’écoute, Il a mentionné comme d’habitude tout ce qui a attiré son attention dans nos émissions : « Au cours du « Business Club » j’ai suivi avec attention le panorama des actualités, le point de vue indépendant sur la situation économique en Russie et les commentaires sur la privatisation des biens fédéraux. Dans la chronique « Cuisine politique », j’ai bien aimé l’évocation de Raspoutine et les conditions de son assassinat. Dans le programme « Le Club des Voyages »  j’ai apprécié l’histoire des juifs  de Russie et l’illustration sonore qui l’accompagnait. Au cours du programme « La Culture et les Arts » très intéressant  reportage sur la restauration du musée de l’Ermitage et sur la création de la salle d’art contemporain ».

    Il ne me reste que de dire « Bravo ! » à Bernard Watelet pour ses rapports et ses commentaires. Je voudrais bien que d’autres auditeurs nous envoient dans leurs rapports des commentaires pareils. Je sais que Bernard Watelet s’intéresse à tout ce qui est lié à l’Espace.

    Il n’y a pas très longtemps le chef de l’Agence spatiale russe Anatoli Perminov a déclaré à l’occasion du 10ème anniversaire du fonctionnement de l’ISS en régime piloté, que depuis l’année prochaine, après la mise hors service des navettes américaines, la Russie sera le seule pays qui transportera des équipages à la Station Spatiale Internationale. Il a souligné que les vaisseaux « Soyouz » sont non seulement des moyens de transport des équipages mais aussi des véhicules de secours. Quatre vaisseaux « Soyouz » partent tous les ans pour ISS. Il n’y a pas très longtemps on a décidé de prolonger l’exploitation de l’ISS jusqu’à 2020.

    La Société spatiale russe « Energia » et la Compagnie « Technologies orbitales » ont déclaré qu’elles avaient l’intention de créer et de mettre en œuvre la première et l’unique Station Spatiale Commerciale en 2016.

    Pour le moment le projet est en cours de l’élaboration. Selon le directeur général de la Compagnie « Technologies orbitales » Sergueï Kostenko, le premier module de la station ne sera construit que vers 2012-2013, son lancement sur l’orbite est prévu pour le début de 2016. Le module sera d’environ 20 m3. Selon les donnés préalables, l’hôtel spatial va fonctionner sur la même orbite que l’ISS.

    La station sera construite d’après les technologies les plus modernes et sûres. On prévoit que l’hôtel se composera de quatre chambres et il pourra accueillir en même temps 7 personnes de l’équipage. Les véhicules porte-satellite « Soyouz » vont transporter les touristes et les cosmonautes. La station pourra également accueillir des chercheurs des firmes privées qui sont intéressés à réaliser des programmes scientifiques.

    Le vaisseau spatial va fonctionner dans trois domaines. Le premier : les recherches scientifiques. On a déjà signé des accords avec des compagnies scientifiques et industrielles qui travaillent dans le domaine de la médecine, du traitement des métaux, de la cristallisation des protéïnes, du sondage à distance de notre planète et de la cartographie. Le deuxième : un logement temporaire pour l’équipage de l’ISS par exemple pendant les travaux imprévu à la station où bien pendant une situation d’avarie. Le troisième : une base de transbordement pour des grands projets de l’exploration spatiale.

    Jacques Augustin de Rosny-sous-Bois adore le ballet russe. Il s’intéresse à la reconstruction du théâtre Bolchoï. 

    La reconstruction se déroule à toute vitesse, on prévoit d’ouvrir le théâtre en octobre-novembre 2011. Vers le 9 mai on a terminé les travaux sur la façade principale du bâtiment. Maintenant les Moscovites et les visiteurs de la ville peuvent contempler les colonnes restaurées et d’autres éléments architecturaux de la façade du bâtiment. Dans la nuit c’est l’illumination qui renforce l’effet.  L’espace devant le bâtiment est couvert des carreaux de granit.

    Dans la salle de spectacle on termine les travaux sur la reconstruction des moulures des loges et des balcons. Pour le moment on dore les éléments du décor de papier mâché. Les feuilles fines d’or mussif sont appliquées d’après une ancienne technologie russe. On a cherché partout dans le pays les gens qui maîtrisent la technique qui permet de maintenir l’éclat d’or pour quelques centaines d’années.

    Au début de septembre, pour le Jour de la Ville on a débarrassé des échafaudages le symbole du Théâtre Bolchoï, le « Quadrige d’Apollon », fait au milieu du 19ème siècle par le sculpteur Petr Klodt. Après la restauration on a assuré la construction et on a corrigé les défauts de la figure d’Apollon et des quatre chevaux, les conséquences de la guerre (en 1941 une bombe a frôlé le quadrige) et du temps (les couches de cuivre  se sont amincies).

    On a également restitué les éléments historiques du monument. Il s’agit d’une couronne dans les mains d’Apollon, d’une boucle sur son manteau et d’une feuille de vigne. Toutes ces détailles ont été perdues. Selon les restaurateurs, l’élément le plus simple était une boucle, le plus difficile était une couronne qui se compose de 58 feuilles. Tous les travaux ont été faits à la main parce que les experts ont insisté pour que le char ne quitte pas sa place.

    Sous la terre il y aura une salle de concert en pierre pour 300 personnes, un entrepôt du décor, des garde-robes et des cafés, des halles et des salles techniques. Le théâtre aura six étages souterrains. Tout le bâtiment historique s’appuie sur 2126 pilots de 26 mètres.  

    Tout le monde attend avec impatience l’inauguration du  Théâtre Bolchoï après la restauration. Maintenant il ne reste qu’un an à attendre le moment où la salle du théâtre se remplira du public et un vrai miracle se produira sur la scène.  Il est facile de l’imaginer en écoutant une valse du ballet de Tchaïkovski  « Casse-noisette ».

    Vous avez écouté la valse du ballet de Tchaïkovski « Casse-noisette ». Nous vous rappelons que vous écoutez la « Boite aux lettres » sur les ondes de la « Voix de la Russie ».

    Daniel Thielin de Saint-Germain sur Meuse voudrait savoir l’histoire de la création des réserves nationales en Russie. 

    Les premières réserves nationales ont été créées en Russie à la fin du XIXème siècle, mais les gens ont commencé à protéger la nature déjà dans la haute antiquité. Ils protégeaient des endroits « sacrés » (des sources, des lacs, des forêts). Des chasses des tsars et des Princes sont devenues des zones interdites. A l’époque ils se trouvaient aux environs des grandes villes. A Moscou c’étaient Kountsevo, Sokolniki, Izmailovo, Lossiny Ostrov. Le braconnage était toujours sévèrement puni, même jusqu’à la peine de mort.

    Les premières réserves dans l’Empire russe étaient privées. Le Comte Cheremetiev a organisé une réserve dans les forêts qui lui appartenaient sur la rivière Vorskla. Les réserves d’Etat sont apparues en Russie au début du XXème siècle, elles étaient conçues pour protéger les animaux. A l’époque, à cause de la chasse immodérée, plusieurs espèces d’animaux sont devenues rares, d’autres étaient en voie de disparition. La réduction de la population de la zibeline était la plus inquiétante : pendant plusieurs siècles cette bête était la  « monnaie de fourrure » de la Russie. En 1915 on a créé la réserve Sayanski et en 1916 la réserve Bargouzinski.

    En Russie on ouvrait des réserves malgré le changement de pouvoir, la révolution et l’effondrement économique. Pendant la Grande Guerre Patriotique on a fondé des réserves dans la région de Perm et au Netchernozemye central. Il existe également d’autres types de territoires protégés : des parcs naturels et des monuments de la nature.

    La réserve la plus septentrionale de Russie est l’île Wrangel qui est située entre la mer de Sibérie orientale et la mer des Tchouktches. L’hiver dur ici du septembre au mai, les températures atteignent très souvent 30-40 degrés, et il gèle de temps en temps en été. Malgré les conditions climatiques dures, dans la toundra arctique il y a plus de 300 espèces de plantes. Les ourses blanches fond des tanières sur les pentes enneigées des montagnes. On peut trouver les plus grands gîtes des morses également sur l’île Wrangel. 

    La réserve Kronotski se trouve sur la côte orientale de Kamtchatka. Cette réserve a été fondée en 1934 sur le lieu d’une réserve où l’on élevait les zibelines depuis 1882. Cette réserve n’a pas d’analogues en Russie d’après la diversité des paysages. A l’Est les côtes rocheuses et les montagnes avec des glaciers dominent l’océan. A l’Ouest un lac profond de 128 mètres Kronotskoye est entouré de 16 volcans, dont certains sont en activité. L’unique endroit en Russie où il y a des  geysers se trouve à côté. Le plus grand geyser s’appelle Velikan (Géant), il rejette tous les 2h 50min une colonne d’eau bouillante et de la vapeur à la hauteur de 50 mètres.

    Nous avons parlé un petit peu des réserves de notre pays, pourtant notre émission touche à sa fin. Bonne chance et à la prochaine dans la « Boite aux lettres » sur les ondes de la « Voix de la Russie ».  

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